webinaire « Loi santé au travail : Préparez-vous à sa mise en application »
Êtes-vous prêts pour les nouvelles obligations de la loi « santé au travail » qui entre en application au mois de mars prochain ?
Nous vous proposons de participer à la dernière session de notre webinaire sur le thème : « Loi santé au travail : Préparez-vous à sa mise en application »
Découvrez comment, au delà de la conservation du DUERP pendant 40 ans, avec le logiciel 1-One, vous pourrez :
DUERP : Intégrer un plan d’action en complément des EVRP
PAPRIPACT : Générer les programmes annuels de Prévention des Risques
PASSEPORT : Editer le passeport de prévention intégrant les formations SST
Le 4ème « plan santé » est présenté pour la période 2021-2025
Le quatrième plan santé pour la période 2021-2025 (PST4), comparé aux plans précédents, accorde cette fois-ci une importance toute particulière à la prévention. Il est donc considéré comme étant la suite de la loi santé du 2 août 2021. Il va matérialiser les dires de la loi. La principale priorité est la lutte contre les accidents au travail. La prévention primaire est l’objectif transversal de ce quatrième plan santé au travail. Mettre en place une stratégie de recul de l’accidentalité au travail et spécifiquement les accidents graves et mortels est le principal but du quatrième plan santé. Un effort va être effectuer sur les actions en lien avec les travailleurs les plus exposées (les jeunes embauchés, les travailleurs intérimaires, les travailleurs détachés).
Le plan se décompose sur quatre grands axes, dix objectifs, divisés en 33 actions et 90 sous actions.
Source : 4ème plan santé, Ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion.
1. AXE STRATÉGIQUE 1 : Renforcer la prévention primaire au travail et la culture de prévention
– OBJECTIF 1 : Favoriser la culture de prévention, accompagner l’évaluation des risques professionnels et les démarches de prévention
– OBJECTIF 2 : Accorder une priorité aux principaux risques professionnels
– OBJECTIF 3 : Favoriser la qualité de vie et des conditions de travail, en particulier sur le plan organisationnel
2. AXE STRATÉGIQUE 2 : Structurer, développer la prévention de la désinsertion professionnelle, la prévention de l’usure, le maintien dans l’emploi et accompagner les salariés et les entreprises concernés
– OBJECTIF 4 : Prévenir la désinsertion et l’usure professionnelles en accompagnant les salariés et les entreprises concernées pour faciliter le maintien en emploi
3. AXE STRATÉGIQUE 3 : Adapter la politique de santé au travail aux défis d’aujourd’hui et de demain
– OBJECTIF 5 : Encourager le développement d’une approche partagée de la santé (santé publique, santé au travail, santé-environnement)
– OBJECTIF 6 : Anticiper les crises pour mieux les gérer et limiter leurs effets dans la durée
– OBJECTIF 7 : Développer la recherche et améliorer les connaissances notamment sur les risques émergents
4. AXE STRATÉGIQUE 4 : Consolider le pilotage et la gouvernance de la prévention des risques professionnels et de la santé au travail
– OBJECTIF 8 : Renforcer le paritarisme et le dialogue social au bénéfice de la prévention et de la santé au travail
– OBJECTIF 9 : Renforcer l’accompagnement des entreprises par la mobilisation des branches professionnelles et la coordination des acteurs de prévention
– OBJECTIF 10 : Structurer et partager les données en santé au travail grâce aux outils numériques
AXE STRATÉGIQUE 1
La finalité de cet axe premier est d’instaurer un processus d’analyse des risques continu pour les réduire, voire même les supprimer, et de diffuser et promouvoir un environnement de travail prospère à l’abonnissement de la santé. Le quatrième plan de santé au travail rassemblera tous les acteurs de la prévention de manière à favoriser l’appropriation la plus étendue possible de la prévention des risques. La prise en compte du genre humain dans l’exposition aux risques sera plus effective (Objectif 1). La mobilisation sur les risques prioritaires est consolidée, les troubles musculosquelettiques y sont ajoutés (Objectif 2). Les démarches de qualité et conditions de vie au travail restent indispensables et leur promotion tout autant. Lorsque ces démarches sont probantes et ont un réel dialogue social professionnel, la transformation du travail et des organisations est beaucoup plus simple et sans embuche. L’égalité hommes-femmes se verra d’ailleurs, dans ces conditions, mieux gérée et augmentée (Objectif 3).
OBJECTIF 1
Rendre plus accessibles et effectives l’évaluation des risques et les démarches de prévention qui en découlent : cela implique d’accompagner l’employeur, tout en s’appuyant sur le dialogue social et les instances représentatives du personnel (IRP) lorsqu’elles existent.
Renforcer les dispositifs de sensibilisation et de formation en santé et sécurité au travail tout au long de la vie.
Prendre en compte les exigences de sécurité et de santé dès la conception des locaux, des équipements, des procédés et des organisations du travail.
Adapter les mesures de prévention aux mutations technologiques et organisationnelles du monde du travail
OBJECTIF 2
Prévenir l’exposition aux produits chimiques
Améliorer la prévention des chutes de hauteur et de plain-pied
Mieux évaluer et prévenir les risques psychosociaux
Prévenir le risque routier professionnel : trajet et mission
Prévenir les troubles musculosquelettiques
OBJECTIF 3
Accompagner les entreprises, en particulier les TPE-PME, au déploiement de démarches QVCT adaptées à leurs contextes en s’appuyant sur les dialogues social et professionnel.
Permettre que la QVCT puisse accompagner la diversification accrue des organisations du travail.
Mobiliser la QVCT pour renforcer la prise en compte des expositions différenciées au travail selon le sexe et promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
AXE STRATÉGIQUE 2
Ce second axe a pour but de facilité l’accès aux actions de prévention concernant la désinsertion professionnelle, le maintien de l’emploi et l’usure professionnelle. Renforcer la prévention primaire collective facilitera grandement la détection de ces risques et engendrera un déclenchement au plus tôt de leur prise en charge. Les dispositifs d’aide au maintien de l’emploi se feront mieux connaître et seront toujours plus adaptés aux situations réelles des travailleurs (Objectif 4).
OBJECTIF 4
Renforcer la prévention primaire collective des risques d’usure professionnelle.
Repérer de manière précoce les salariés concernés par un risque d’usure ou de désinsertion professionnelles afin de déclencher le plus tôt possible une prise en charge appropriée et coordonnée entre les acteurs responsables de leur accompagnement.
Favoriser le maintien en emploi des personnes, notamment celles atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap, en faisant mieux connaître les solutions existantes, dans une logique de parcours, et en les adaptant toujours plus aux réalités des situations vécues.
AXE STRATÉGIQUE 3
Les risques ou les pathologies issus de multiples facteurs affectent les travailleurs en fonction leurs pratiques quotidiennes et du milieu professionnel dans lequel ils évoluent. Dans ce contexte, le troisième axe du plan de santé au travail vise à encourager une approche partagée de la santé en respectant bien évidemment leurs particularités : santé au travail, santé publique, santé environnement (Objectif 5). Le PST4 est aussi un levier solide concernant les crises d’ampleur (Incendies Notre-Dame de Paris, Incendie Lubrizol, Covid-19). Il pourra ainsi, tout en intégrant les différents enjeux de la santé au travail, développer des stratégies d’anticipation et des outils de gestion des crises (Objectif 6). De plus, le plan santé au travail analysera la faisabilité d’une stratégie nationale de recherche en santé au travail, il la développera et consolidera la veille sur les nouveaux risques émergents et leurs effets sur les conditions de travail (Objectif 7).
OBJECTIF 5
Renforcer la connaissance partagée des déterminants d’un environnement de travail favorable à la santé.
Favoriser l’inscription des entreprises dans un environnement favorable à la santé publique.
Prendre en compte les effets de facteurs environnementaux sur les conditions de travail.
OBJECTIF 6
Aider les entreprises à concilier la continuité d’activité et la préservation de la santé des salariés en situation de crise.
Accompagner la sortie de crise et limiter les effets des crises sur les conditions de travail et la santé des salariés.
OBJECTIF 7
Améliorer la coordination, la programmation et la visibilité des thèmes de recherche dans le domaine de la santé au travail, le cas échéant via une stratégie nationale de recherche en santé au travail.
Promouvoir la pluridisciplinarité et en particulier la contribution des sciences humaines et sociales.
Développer les collaborations de recherche au niveau européen et international.
Orienter la recherche en santé au travail vers les risques émergents et transformations majeures qui affectent les conditions de travail.
AXE STRATÉGIQUE 4
Un des enjeux majeurs pour ces prochaines années sera le pilotage de la prévention des risques professionnels et de la santé au travail. Le quatrième axe du plan santé au travail a pour objectif de renforcer le dialogue social tant en entreprise que dans les branches professionnelles concernées par la prévention des risques (Objectif 8). Comme cité dans la loi du 2 août 2021, il renforcera aussi, avec des stratégies de coordination et de diffusion de ressources en prévention, la place des SPST (services de prévention et de santé au travail), de tous les acteurs et réseaux qui ont un rôle d’accompagnement de proximité (Objectif 9). Il vise également à restructurer et partager les données en santé au travail (Objectif 10).
OBJECTIF 8
Accompagner la mise en place d’une gouvernance rénovée avec la mise en place du CNPST et des CRPST et le bon accomplissement de leurs nouvelles missions.
Mettre en place ou approfondir les conditions permettant la conduite d’un dialogue social de branche et d’entreprise sur la santé au travail.
S’appuyer pleinement sur le rôle consultatif du Conseil d’orientation des conditions de travail.
OBJECTIF 9
Permettre un accompagnement accru des entreprises, notamment de petite taille, par les services de prévention et de santé au travail, qui doivent relayer efficacement la politique nationale et régionale de santé au travail en coordination avec l’ensemble des acteurs de la prévention des risques professionnels et du maintien en emploi.
Poursuivre la mobilisation des DRIEETS et DREETS et en leur sein du système d’inspection du travail pour faire progresser la prévention, en lien avec les autres acteurs sur le territoire.
Faciliter la diffusion des ressources en prévention (ressources existantes, partage d’expérimentations conduites sur le territoire dans le cadre des PRST, etc.), en s’appuyant notamment sur le code du travail numérique et toutes les possibilités offertes par la dématérialisation des dispositifs.
OBJECTIF 10
Accompagner la numérisation des données individuelles de santé au travail, notamment en garantissant un traitement sécurisé des données de santé et en œuvrant à une plus grande interopérabilité des systèmes d’information des différents acteurs.
Mieux structurer et mieux exploiter les données collectives en santé au travail issues de différentes sources (Santé publique France, Dares, Drees, Cnam…) dans le but de permettre la définition d’actions de prévention ciblées.
Dématérialiser la collecte des données d’activité des acteurs de la santé au travail, en premier lieu des SPST, afin de disposer des éléments chiffrés nécessaires à un meilleur pilotage et une meilleure évaluation du système de santé au travail.
– Laurent Pietraszewski, Secrétaire d’État chargé des Retraites et de la Santé au travail :
« La crise sanitaire a mis la santé au travail et la qualité des conditions de travail au cœur des préoccupations, faisons de cette épreuve une opportunité. Dans les entreprises, le développement du télétravail a marqué un tournant durable et contribue à placer les conditions de travail au cœur du dialogue social et des relations quotidiennes au sein des collectifs de travail. Au même moment, les risques professionnels restent une réalité parfois tragique. 540 000 accidents du travail, dont 550 mortels, ont été dénombrés en 2020. Ce contexte souligne combien la santé au travail reste un enjeu majeur pour notre société et nous appelle à renforcer encore notre mobilisation collective pour en relever les défis. »
« Ce quatrième Plan Santé au Travail traduit opérationnellement les avancées comprises dans l’ANI du 9 décembre et la loi du 2 août et confirme le tournant voulu par le Gouvernement en faveur d’une santé au travail moderne et concrète. Il renforce notre action en matière de prévention dans tous les domaines et tire les leçons de la crise du covid-19 en mettant l’accent sur la protection de la santé mentale des salariés et l’importance de méthodes de gestion de crise. Fruit d’un consensus entre les acteurs dont je remercie l’implication, il s’appuie sur une méthode fondée sur l’accompagnement et le conseil aux entreprises pour atteindre nos objectifs. »
Le stress au travail et la charge mentale ont explosé depuis la covid-19
Comment les gérer avec le logiciel document unique DUERP 1-One ?
Cela fait maintenant bientôt deux ans que le coronavirus s’est installé en France. Après trois confinements successifs, de nombreuses mises en place de couvre-feux, la distanciation sociale et le port du masque la charge mentale, le stress au travail et les arrêts de travail des salariés ont explosé.
Selon une étude de Dynamic Workplace et Speak & Act menée auprès de 3000 personnes de janvier 2020 à mars 2021, l’utilisation avant-crise des outils numériques auraient faciliter la vie de 91% des interrogés. Ce pourcentage a chuté à 60 % pendant le premier confinement. Pour cause ? Des entreprises mal préparées à se digitaliser à 100 %, au télétravail et à la constante présence des applications dans la vie privée. Cette baisse radicale illustre très nettement le concept de charge mentale. Les Éditions Tissot, spécialistes du droit du Travail, définissent la charge mentale comme étant « l’ensemble des sollicitations du cerveau pendant l’exécution du travail. La charge mentale résulte d’une interaction complexe de facteurs individuels, techniques, organisationnels et sociaux ».
Sommaire
Hausse drastique du stress au travail
Les arrêts de travail explosent
Sphère privée et professionnelle mélangées
Pas tous égaux face au stress
Épuisement psychologique des français
Une flexibilité désormais très appréciée
Logiciel 1-One document unique DUERP
HAUSSE DRASTIQUE DU STRESS AU TRAVAIL
Pour 12 % des interrogés, les outils numériques représentent une intrusion dans leur vie privée. « 46 % des collaborateurs attestent que les situations et mails dits « urgents » se sont multipliés par rapport à l’avant crise ». 60 % des sondés se définissent comme étant trop souvent atteint de stress au travail dû à leur activité professionnelle, contre 24 % en 2019. Ils consultent davantage leurs mails avantd’aller dormir et pensent beaucoup plus à leur travail en dehors des heures prévues à cet effet. Énormément de salariés n’avaient alors encore jamais « télétravaillé » et beaucoup d’entre eux n’ont pas su gérer le mélange des sphères de vie privée et professionnelle. De ce fait, les salariés ressentent beaucoup plus de stress au travail qu’avant la crise sanitaire. Le pourcentage des salariés n’étant jamais sollicité en dehors des horaires de travail a chuté de 38% à 25%. « Les salariés déclarent être de plus en plus nombreux à travailler le week-end (+21,5%) ou à penser au travail (+32,5%) et lire leurs emails avant d’aller dormir (+158%) », écrivent les auteurs de l’étude dans un communiqué. De plus, 73 % de ces interrogés indiquent travailler durant les week-ends, contre 60 % avant le confinement. À cela s’ajoute également une perte de motivation significative avec 43 % des interrogés qui déclarent une baisse d’engagement envers leurs employeurs. Les managers n’ayant pas reçu de formation liée à de tels évènements, certains salariés se sont sentis délaissés ou encore mis à l’écart. Pour de nombreux salariés, en parler à leurs collègues ou supérieur est très compliqué. Ils craignent le regard et le jugement des autres, ainsi qu’un éventuel frein dans leur carrière et parfois même d’être considéré comme la source du problème. Un effort d’accompagnement est tout de même observable avec des cellules d’écoute, des réunions quotidiennes ou encore des pause-café en visioconférence !
LES ARRÊTS DE TRAVAIL EXPLOSENT
Depuis mars 2020, Malakoff Humanis mesure l’impact de la crise sur la santé mentale des salariés, les arrêts de travail et l’organisation du travail à travers des études mensuelles qui viennent compléter les baromètres annuels réalisés par le Groupe depuis plus de 10 ans. Les données présentées aujourd’hui montrent que le nombre de salariés en arrêt de travail a augmenté de 30 % entre janvier et mai 2021. Hors Covid, 19 % des arrêts maladie sont dus à des troubles psychologiques. Et 30 % des arrêts pour troubles psychologiques d’origine professionnelle sont des arrêts de travail longs (supérieurs à un mois).
La crise sanitaire, les confinements successifs, le télétravail contraint sont autant de facteurs qui ont mis à l’épreuve la santé mentale de plus de 40% des salariés. 35 % des personnes interrogées déclarent avoir souffert d’isolement, un tiers a rencontré des difficultés familiales ou financières. Enfin, 29 % des salariés ont ressenti davantage de stress du fait de la crise, et 14 % déclarent avoir développé des habitudes addictives.
UNE AUGMENTATION DU NOMBRE DE SALARIÉS EN ARRÊT DE TRAVAIL
Le nombre de salariés en arrêt de travail a augmenté de 30 % entre janvier et mai 2021, passant de 10 % des salariés en janvier à 13 % en mai. La Covid est la première cause d’arrêt de travail tout au long de la période (46 % des arrêts : 12 % pour les cas diagnostiqués Covid et 34 % pour les arrêts dérogatoires). Le pic a été atteint en avril 2021 avec 52 % des arrêts liés à la Covid.
En excluant les arrêts liés à la Covid, les principaux motifs d’arrêt de travail sont les accidents ou traumatismes (21 %) et les troubles psychologiques (dépression, anxiété, stress, épuisement professionnel…) qui représentent 19 % des arrêts. Viennent ensuite les maladies graves et les troubles musculo-squelettiques (12 % chacun).
En moyenne, 28 % des arrêts de travail sur la période sont liés à des causes personnelles (maladie ordinaire, chirurgie, maladie grave ou chronique, troubles psychologiques…). Cette part a baissé, passant de 34 % en janvier à 24 % en mai, une baisse portée par la diminution des interventions chirurgicales, cause de 2 % des arrêts en mai contre 10 % en janvier.
Troubles psychologiques, accidents du travail, troubles musculo-squelettiques, …, les causes professionnelles d’arrêt maladie (26% des arrêts en moyenne) ont légèrement augmenté passant de 24 % en janvier à 29 % en mai.
Par ailleurs, le renoncement aux arrêts maladie diminue. 8 % des salariés ont continué à travailler bien que leur médecin leur ait prescrit un arrêt de travail. Ils étaient 19 % en septembre 2020.
Bien sûr, les répercussions du stress au travail ne sont pas les mêmes pour tout le monde. La charge mentale peut avoir des effets ravageurs. La pandémie a fortement augmenté les facteurs de stress au travail. La crise sanitaire et surtout les confinements, nous ont obligés à faire des choses inhabituelles. La plupart des français ont été forcés à télétravailler à 100%, bien souvent en gardant leurs enfants en même temps. Leurs activités physiques ont donc été réduites. L’agence de sécurité sanitaire Santé publique France (SpF) a très vite instauré un suivi, appelé Coviprev. C’est un sondage réalisé sur internet qui réunit 2 000 personnes âgées de 18 ans et plus résidant en France métropolitaine. Ces résultats sont d’ailleurs parlants car le premier sondage indique un taux d’anxiété de 26,7%, soit le double du taux en 2017, 13,5%. Dans certaines régions plus touchées, comme l’Ile-de-France, le Grand-Est ou la Bourgogne-Franche-Comté, ces taux ont même atteint 30 % (respectivement 30 %, 29,5 % et 33 %). La prévalence d’états dépressifs a, elle aussi, atteint des niveaux élevés suite a à la crise sanitaire à la fin mars dans certaines régions avec 25 % dans le Grand-Est et 27,7 % en Centre-Val de Loire.
Ambiguïté ou d’un conflit dans les rôles (superviseurs et gestionnaires multiples, imprécision des missions, ordres contradictoires)
Difficulté à concilier vie professionnelle et personnelle
Défaut de reconnaissance de l’employeur ou du manager
Mésentente avec un collègue ou avec la hiérarchie
Insécurité face à l’emploi (peur de perdre son travail, non-maintien du niveau de salaire, restructuration)
Violences caractérisées par des mises en situation d’agression ou d’isolement
Difficultés financières réelles ou redoutées (ex : perte de chiffres d’affaires, perte d’emploi…)
Sentiment d’incertitude permanente à laquelle nous devons faire face
Peur d’un prolongement de la crise sanitaire
Stress au travail peut aussi être causé par l’instauration de certaines mesures comme le port du masque dans les lieux publics, ou même de leur non-respect
Stress et l’anxiété peuvent aussi venir de la peur d’avoir des séquelles de la Covid-19 comme la perte de certains sens comme le goût ou la réduction prolongée de l’odorat, ou d’avoir une forme grave de la maladie
Harcèlement moral ou sexuel
ÉPUISEMENT PSYCHOLOGIQUE DES FRANÇAIS
Santé mentale : quelques chiffres
Avec trois confinements successifs et des mesures sanitaires strictes, les français sont épuisés psychologiquement et ambitionnent un changement de vie. En effet, en septembre 2020 une hausse inédite de déménagements a été observée avec une augmentation de 126 % des départs par rapport à la même période de 2019. Le taux de départs de janvier à mai surpasse, quant à eux, de 38 % celui de la même période en 2019.
Quelques chiffres :
Marseille (+8,2 % du ratio arrivées-départs)
Montpellier (+7,8 %)
Rennes (+7,2%)
Paris (que les salariés fuient le plus, -17,6 % du ratio arrivées-départs)
Toulouse (-16 %)
Strasbourg (-8,7%)
Les secteurs d’activités connaissent eux aussi une grande mobilité :
Grande distribution (+16 %)
Éducation (+10 %)
Tourisme (+8,3 %)
Médias-communication (+3,7 %)
Baromètre OpinionWay
Selon le dernierbaromètre réalisé par OpinionWay pour Empreinte Humaine, les salariés français sont épuisés après 18 mois de crise sanitaire et aspirent à changer de vie. Malgré ce constat, la santé mentale et psychologique des salariés s’améliore même si elle reste inquiétante. Ce baromètre vise à suivre l’état de santé mentale et psychologique des salariés français. La 8ème version de cet outil montre que : si la situation s’améliore légèrement avec le retour au bureau, les salariés français sont épuisés par 18 mois de crise et aspirent à changer de vie.
Voici les principaux chiffres à retenir de ce nouveau baromètre :
38 % de salariés sont en situation de détresse psychologique (-6 depuis mai) dont 12% de détresse psychologique élevée (-5)
33% de salariés sont en situation de dépression nécessitant un traitement médicamenteux (-3) dont 18% risquent une dépression sévère
2 500 000 de salariés en situation de burnout sévère (+25 depuis mai)
47% des salariés indiquent avoir donné une nouvelle orientation à leur vie
19 % des salariés déclarent avoir déménagé depuis le début de la crise dont 35% des télétravailleurs
Volonté d’évolution de la QVT
Le rapport fait état d’une forte volonté d’évolution des politiques de Qualité de vie au travail, 82% des salariés ont des attentes en matière de santé mentale au travail qui se confirment, voire se renforcent.
« Pour éviter les départs et les désengagements futurs, les entreprises et organisations doivent renforcer leur politique de santé psychologique et qualité de vie au travail. Le lien entre santé mentale dégradée et risque de départ de l’entreprise est clair. », déclare Christophe Nguyen, psychologue du travail et président d’Empreinte Humaine.
Le baromètre fait également un focus sur la pratique du télétravail. Selon les résultats de l’étude 46% des salariés français télétravaillent (-4) dont :
39% en hybride (+11)
7 % en 100 % télétravail
Nombre de jours télétravaillés par semaine en moyenne :
11 % = 1 jour / semaine
40 % = 2 jours / semaine
26 % = 3 jours / semaine
11 % = 4 jours / semaine
= 5 jours / semaine
Enfin, souvent évoquée comme source de frein au télétravail, la confiance du management est présente pour 8 télétravailleurs / 10 et 7/10 disent que leur management a évolué positivement avec le télétravail.
La 8ème vague du Baromètre « Santé psychologique des salariés en période de crise » OpinionWay pour Empreinte Humaine, a été réalisée en ligne. Le recueil a été fait du 28 septembre au 7 octobre 2021 auprès d’un panel représentatif de 2016 salariés représentatif
Ces « niveaux élevés de burn-out s’expliquent par l’épuisement de 18 mois de crise » qui ont conduit les salariés « au bout de leurs ressources personnelles », considère le cabinet franco-québécois, spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux (burn-out, dépressions, suicides…).
« Toujours les plus touchées », 44% des femmes sont en détresse psychologique, contre 33% des hommes. Les jeunes en souffrent également davantage avec la moitié des moins de 39 ans concernés. Et 20% de l’ensemble des salariés ont été en arrêt maladie pour raisons psychologiques, tandis qu’un tiers (33%) sont en dépression nécessitant un traitement.
La crise sanitaire a bouleversé notre quotidien. Les méthodes de travail ont, elles aussi, évoluées. Les français ont gouté au télétravail et ils adorent ça ! Selon l’étude l’étude Cadremploi x Boston Consulting group. 78% des français ont adopté un modèle de travail hybride, c’est à dire, alterné le travail au bureau avec le travail à domicile. Les salariés français désirent tout de même passer plus de temps au bureau qu’à leur domicile, avec 63% des interrogés qui déclarent vouloir bénéficier d’un maximum de 2 jours de travail à domicile par semaine. Côté étudiant, 900 d’entre eux ont été interrogés et déclarent accorder une importance particulière à la possibilité de faire du télétravail dans leur future entreprise. Seuls 16% considèrent comme attrayant un travail où une présence au bureau cinq jours par semaine est nécessaire. En effet, plusieurs étudiants et salariés français pensent que la diversification des lieux de travail permet d’éviter de s’installer dans une routine et d’être plus productif. La diminution des temps de trajets est aussi un avantageux facteur cité de nombreuse fois.
Le DUER, un facteur de baisse des accidents de travail depuis maintenant 20 ans !
Le duer fête ses 20 ans ! En effet, il a été créé en France le 5 novembre 2001. En France, le document unique, souvent appelé DU, DUER (document unique d’évaluation des risques) ou encore DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels), a été mis en place par le décret n° 2001-1016 du 5 novembre 2001, en application des articles L4121-2Légi 1 et L4121-3Légi 2 du Code du travail.
Le DUER est un outil essentiel et obligatoire du domaine de la prévention des risques professionnels. Il est la synthèse de l’évaluation des risques professionnels, aussi appelé EVRP, auxquels sont exposés tous les travailleurs d’une organisation.
Le DUER se doit d’être élaborer et tenu à jour par tout employeur ayant au moins un salarié. Sa rédaction est obligatoire !
Le DUER restitue les risques professionnels internes et externes d’une organisation, leurs degrés de gravité mais également les actions de prévention choisies pour réduire l’exposition à ces risques professionnels.
Le DUER doit être actualisé au minimum une fois par an et lors de chaque changement important de la situation ou de l’organisation du travail, Il doit également être mis à jour après chaque accident du travail.
Si sa présentation reste libre, le DUER doit notamment permettre d’identifie les Unités de Travail à partir desquelles les risques sont identifiés, vecteur d’analyse des expositions des travailleurs aux risques professionnels, son rôle de support d’analyse, de contrôle et de communication est renforcé sur l’aspect prévention depuis la loi du 2 août 2021 !
→ A savoir, la sanction pénale prévue en cas d’absence de ce document unique d’évaluation des risques professionnels, ou la non-actualisation est imposable d’une amende de 5e classe qui s’élève à 1.500 euros et peut aller jusqu’à 3.000 euros en cas de récidive (article R4741-1 du Code du travail) par Unité de Travail qui n’ a fait l’objet d’une évaluation ou d’un mise à jour d’évaluation des risques professionnels.
En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle qui implique la responsabilité de l’employeur, la justice demande la communication du document unique d’évaluation des risques professionnels. Une vérification est alors faite, plus particulièrement sur sa dernière actualisation et le risque identifié comme étant à l’origine de l’accident ou de la maladie professionnelle. Si la rédaction est mauvaise ou bien qu’un élément primordial du DUER est manquant, la notion de « faute inexcusable » sera retenue à l’encontre de l’employeur, situation aggravante qui engage sa responsabilité financière mais également pénale.
Qu’est-ce qu’une faute inexcusable ? Tout employeur est tenu d’une obligation de sécurité de résultat envers ses salariés, ce qui concerne aussi bien la santé mentale que la santé physique des travailleurs. Suivant l’article L4121-1 du Code du travail ; « lorsque l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger auquel était exposé le salarié, et qu’il n’a pas pris les mesures nécessaires pour l’en préserver, l’on considèrera que l’accident ou la maladie professionnelle du salarié est dû à une « faute inexcusable » de l’employeur. (Cour de cassation, chambre sociale, du 28 février 2002, 00-10.051, Publié au bulletin) ;
Conséquences financières et pénales de la faute inexcusable : l’employeur peut être condamnée à verser au salarié une somme en réparation du préjudice subit, l’employeur encoure également une sanction financière pouvant aller jusqu’à 225.000 euros.
Pénalement, l’employeur risque personnellement une amende pouvant atteindre les 45.000 euros et une peine d’emprisonnement allant jusqu’à trois années ainsi qu’une condamnation à des dommages et intérêts.
Enfin il ne faut pas oublier l’incidence de ce défaut de DUER exhaustif sur le montant des cotisations sociales de l’entreprise.
La loi du 2 aout 2021 vient compléter le contenu obligatoire du document unique, car au-delà l’identification et de l’évaluation régulière des risques auxquels sont exposés les salariés, le DUER doit obligatoirement intégrer les plans d’action ou PAPRIPACT visant à réduire l’exposition aux risques professionnels : cette obligation va bien dans le sens l’identification des mesures de prévention nécessaires.
Les chiffres relatifs aux accidents du travail et maladies professionnelles sont en baisse depuis la mise en place du DUER !
La pandémie du Covid-19 a eu une incidence sur le nombre d’accidents du travail en forte baisse de 17,7% en 2020 par rapport à 2019, avec 539 833 accidents du travail (contre 655 715 en 2019). Cette diminution est liée notamment aux deux périodes de confinement de l’année 2020 et au recours au chômage partiel et au télétravail.
Dans les faits les accidents du travail ont très fortement diminué dans les services :
23,9 % pour les activités de travail temporaire ;
23,3 % pour le secteur tertiaire ;
19,4 % pour l’édition et la communication ;
18,9 % pour l’alimentation ;
18,4 % pour le commerce non alimentaire.
La situation est plus contrastée dans les activités industrielles et secondaires :
18,5 % des accidents du travail dans la métallurgie ;
16,5 % dans la chimie-plasturgie ou dans le bois, l’ameublement et le textile ;
12,8 % dans le BTP, secteur d’activité qui a été le moins longtemps à l’arrêt.
Très sollicités pendant la crise sanitaire, certains métiers ont vu au contraire leur sinistralité augmenter :
L’ambulance (+ 2,4 %) ;
Les centrales d’achats (+ 5 %) ;
La vente à distance (+ 14 %).
Les activités d’action sociale et de santé ont néanmoins vu leur sinistralité baisser de 17 % en 2020.
Les accidents de trajet ont diminué de 19,7 % par rapport à 2019. Là aussi, cette tendance s’explique par les périodes de confinement, le chômage partiel et le développement du télétravail, à des degrés divers dans la plupart des grandes régions.
Les maladies professionnelles ont baissé de 18,8 % entre 2019 et 2020. Le nombre de victimes a diminué, lui aussi, de 18,2 %. Les troubles musculosquelettiques demeurent à l’origine de 87 % des maladies professionnelles.
→ Et sur la longue durée, les résultats obtenus sont encore plus substantiels car depuis la mise en place du document unique, le taux de sinistralité a baissé de plus de 25 % ! Il est un outil indispensable dans la démarche de prévention des risques professionnels.
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Le plan « santé au travail« 2021-2025 a d’ailleurs pour premier objectif de lutter contre les accidents graves et mortels. « 540.000 accidents du travail, dont 550 mortels, ont été dénombrés en 2020 », rappelle le secrétaire d’Etat chargé des Retraites et de la Santé au travail, Laurent Pietraszewski.
Pourquoi et comment mettre en place le DUER ?
Tout d’abord le Document Unique d’Evaluation des Risques Professionnels DUERP est un outil majeur et obligatoire dans la mise en place d’une démarche de prévention des risques d’accidents du travail et de maladies professionnelles. C’est à l’employeur qu’incombe la responsabilité de la mise en place de ce document. Il peut bien évidemment confier cette mission à un ou plusieurs salariés, à des collaborateurs ou à un organisme extérieur, comme nous le proposons. Le document unique est généralement géré par le conseiller de prévention, le DRH, le responsable des services techniques ou encore tous les salariés et managers acteurs de la prévention des risques professionnels.
Dans le détail, le DUER est constitué d’un référentiel et d’une analyse de risques associés obligatoirement à des actions de prévention depuis la loi du 2 aout 2021. Les risques identifiés et évalués peuvent être externes et internes à la structure professionnelle, c’est-à-dire lié à l’environnement de travail des salariés sédentaires, mais également aux entreprises intervenantes et également aux salariés non sédentaires exposés à des risques tel que les risques routiers ou aux risques liés à l’organisation du télétravail.
Les risques identifiés doivent faire l’objet d’une cotation spécifique suivant des critères d’analyse qui sont définis par l’employeur : gravité, fréquence d’exposition, probabilité, effectif des agents ou salariés exposés, maîtrise du risque… Aucun format n’est obligatoire mais le mode de cotation retenu doit être suffisamment précis pour que l’inspection du travail l’accepte.
Rappelons que pour être valide le DUERP doit nécessairement être présenté aux représentants du personnel, CSE, CSSCT, CHSCT, la forme adoptée et la cotation des risques doivent donc être compréhensible pour les salariés de l’entreprise qui doivent y avoir également accès.
Le DUER reflète la performance d’une entreprise en santé et sécurité au travail car il représente l’image et l’engagement envers les salariés.
Toutes les organisations sont dans l’obligation de fournir un document unique et de le tenir à jour suivant une fréquence annuelle ou dans un délai plus court dès lors que l’organisation du travail fait l’objet de modifications importantes modifiant les conditions d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, ce qui a été le cas avec l’apparition de nouveaux risques liés à la COVID, au développement du télétravail, aux mesure de prévention prescrites par le Ministère de la solidarité et de la santé et le Ministère du travail.
1-Onelogiciel de santé sécurité au travail vous propose une solution souple et partagée pour la mise en place et la mise à jour de votre DUER en toute simplicité !
Avec le logiciel DUER 1-One, vous produisez et éditez votre DUER et les plans d’action suivant un format adapté à votre contexte pour restituer de façon exhaustive votre action d’entreprise en prévention des risques professionnels !
Le logiciel DUER 1-One automatise la création du document unique d’évaluation des risques professionnels et du plan d’action intégré, sans travail requis de consolidation des données collectées en supprimant les saisies redondantes et en proposant un partage de l’information et la participation des cadres et salariés à la prévention des risques en entreprise.
Avec le logiciel DUER, le niveau de restitution est adapté à l’organisation retenue par chaque entreprise, monosite ou multisite en adoptant une présentation des risques et actions de prévention par Société, Site, UT, Direction ou Service, mais également typologie de risque, priorité, action, activité…
Logiciel DUER : Identifiez efficacement vos risques professionnels
Avec le logiciel DUER vous choisissez le niveau suivant lequel vous souhaitez réaliser votre évaluation des risques professionnels : pour chaque risque, le danger, l’origine ou la cause du risque peuvent être qualifiés. Chaque risque identifié est rapproché de l’organigramme de votre groupe, société, établissement ou collectivité pour suivre leur incidence par entité, direction ou service avec pour finalité de permettre aux différents intervenant de disposer d’indicateurs précis et de communiquer auprès des CSE et salariés de manière fluide et réactive.
Logiciel DUER : Mettez en place simplement votre évaluation des risques professionnels
Le logiciel DUER propose une évaluation des risques professionnels adaptée à votre contexte, par site, unité de travail, poste, activité ou tâche, en utilisant une méthode de cotation intégrant un ou plusieurs facteurs, un ou plusieurs niveaux pour chaque facteur librement paramétrable, le choix de la méthode de cotation répond aux contraintes et objectifs qui caractérise chaque risque évalué, RPS (risques psychosociaux), risques physiques ou généraux, risques physiques, risques ionisants… Un circuit de validation des évaluations des risques professionnels est activé avant leur intégration dans le document unique d’évaluation des risques professionnels afin de permettre une saisie en décentralisation des évaluations de risques, leur consultation ou la saisie de commentaires par les référents prévention, responsables de site, chefs de service.
Logiciel DUER : Gérez de manière optimisée vos actions de prévention
Avec le logiciel DUER 1-One, le catalogue des mesures de prévention est adapté au contexte de l’entreprise, pour harmoniser et simplifier le choix des mesures de prévention à mettre en œuvre afin de réduire les risques professionnels évalués, il est possible de définir les mesures de prévention préconisées pour chaque risque identifié. Par risque, une ou plusieurs mesures de prévention uniques ou transverses sont identifiées et suivies, associant date de début, de fin, responsable de l’action, coût prévisionnel, coûts réels, imputation budgétaire et l’impact de l’action sur le risque brut par le calcul d’un risque résiduel en fonction de la maîtrise du risque.
Tout comme avec les fonctionnalités du logiciel d’évaluation des risques professionnels, un circuit de validation des actions proposées est disponible dans le logiciel de prévention afin de les détaillées, de les compléter et de les documenter avant leur intégration aux plans d’actions et leur édition sous un format de PAPRIPACT unitaire ou de DUER associant évaluations et suivant des actions de prévention.
Le logiciel DUERP propose en complément des différents modèles d’édition de votre programme de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail ou de document unique conforme à la loi du 2 aout 2021, le choix du périmètre restituer, Société, Collectivité, Site, UT… pour ainsi faciliter et simplifier les échanges entre Managers, Chefs de service, conseillers et assistant de prévention, RH et CHSCT.
Logiciel DUER : Générez des tableaux de bord et des documents types
En complément du document unique d’évaluation des risques professionnels est consolidé et édité à la demande sur le périmètre choisi suivant les besoins des utilisateurs, le logiciel santé sécurité au travail fournit d’autres rapports et éditions : fiche de suivi des expositions individuelles, FDS simplifiées, fiche de poste, permis de feu, suivi des formations en santé sécurité au travail, des habilitations et recyclages, des matériels et EPI.
L’homogénéité des données renseignées dans le logiciel SST, leurs identifications qu’il s’agissent des évaluations et mesures de prévention simplifie la gestion, l’analyse et le partage de l’information. Pour les services de prévention, le logiciel de santé sécurité constitue un levier pour leur permettre de consacrer plus de temps à leurs actions en milieu du travail, tout en disposant d’indicateurs fiables et constants partagés ponctuellement lors des échanges et présentation du DUERP avec les instances représentatives du personnel ou -régulièrement avec les services RH, directions afin de promouvoir la culture de qualité de vie condition de travail dans l’entreprise.
Lors de la mise en œuvre du logiciel DUER et PRAPIPACT, les données existantes telles que les évaluations des risques professionnels, les actions de prévention des risques, le document unique d’évaluation des risques professionnels, DUERP et les plans d’actions gérés dans un tableur sont réintégrées dans le logiciel DUER pour une valorisation de l’existant sans perte de données.
La mise en œuvre des fonctionnalités d’évaluation des risques professionnels, Evrp, du logiciel est l’occasion pour les services prévention, hygiène et sécurité d’améliorer leur processus de gestion pour une simplification de leur activité et une amélioration de leurs actions.
Quels sont les points de la loi « santé au travail » qui entrent en vigueur le 31 mars 2022 ?
Les dispositions réglementaires de mise en œuvre de la loi sur la santé au travail promulguée le 2 août dernier et beaucoup de ses points entrent en vigueur le 31 mars 2022 comme par exemple :
La visite de reprise et de pré-reprise
Le rendez-vous de liaison
La visite médicale de mi-carrière
La modification de la visite médicale de fin de carrière
Le recours à la télémédecine
Les formations en santé, sécurité et conditions de travail
Le logiciel 1-one Santé au travail LA Solution pour s’adapter à ce nouveau contexte !
1. LA LOI « SANTÉ AU TRAVAIL » INTÈGRE L’OBLIGATION DE LA VISITE DE REPRISE ET DE PRÉ-REPRISE
Suite à une longue absence, comme le congé maternité ou l’arrêt maladie répondant à des conditions fixées par décret, le travailleur devra bénéficier d’une visite de reprise d’activité effectuée par un médecin du travail.
De même pour la visite de pré-reprise, si l’absence au travail due à une maladie ou un accident est d’une durée supérieure à celle fixée par décret, le travailleur devra passer cette visite, effectuée elle aussi par un médecin du travail.
→ Cette visite peut être organisée dès qu’un retour au poste est envisagé et à l’initiative de plusieurs acteurs :
du travailleur,
du médecin traitant,
des services médicaux,
de l’assurance maladie,
du médecin du travail.
→Le logiciel de santé au travail 1-One propose différentes fonctionnalités pour répondre à ces nouvelles règles :
Le module du logiciel AT et MP, accident du travail et maladies professionnelles fournissent les éléments d’analyse et de suivi des arrêts de travail lié à un accident de service, accident de trajet ou une maladie d’origine professionnelle.
Ces fonctionnalités du logiciel dédiées aux accidents professionnels et maladies professionnelles sont complétées par les fonctionnalités du logiciel en santé au travail, qui fournissent aux médecins de prévention, aux infirmiers de santé au travail d’organiser les différents types de visites médicales et rendez-vous infirmiers.
2. LA CRÉATION DE RENDEZ-VOUS DE LIAISON
La loi « santé au travail » incorpore un rendez-vous de liaison. Ce rendez-vous de liaison concerne les arrêts d’une durée supérieure à celle qui sera fixée par décret, consécutifs à un accident ou une maladie d’origine professionnelle ou non, et permet ainsi d’instaurer une connexion entre le salarié, l’employeur ainsi que le service de prévention et de santé au travail (loi 2021-1018, art. 27, 1° ; c. trav. art. L. 1226-1-3 nouveau).
→ Ce rendez-vous de liaison a pour aspiration de signaler au salarié qu’il peut, s’il le souhaite, profiter d’actions de prévention à la désinsertion professionnelle mais aussi à l’examen de pré-reprise ainsi que des mesures individuelles comme :
l’adaptation voire la transformation de son poste de travail ;
des mesures d’agencement du temps de travail (en fonction de l’âge, de son état de santé physique mais aussi mental)
Ce rendez-vous est établi par l’employeur ou le salarié. A savoir : aucune conséquence ne sera perçue par le salarié en cas de refus d’assister à ce rendez-vous.
→ Afin de gérer au mieux les mesures d’adaptation ou d’agencement du temps de travail le logiciel de prévention 1-One fourni des informations précieuses pour l’analyse des situations de travail.
Le module du logiciel dédié à la santé au travail permet ainsi de suivre les études de postes réalisées et les risques identifiés par le médecin de prévention ou l’infirmier de santé au travail dans le cadre de ses actions en milieu du travail.
Le module du logiciel dédié aux risques professionnels, fourni une restitution complète des risques identifiés par poste de travail, mais également des risques liés aux activités ou tâches qu’un salarié réalise à son poste de travail.
Le module du logiciel dédié aux risques fourni également un état global des actions de prévention destinées à prévenir les situations ou activités à risques, que les fonctionnalités du logiciel dédiées aux matériels viennent complétées, il est ainsi possible pour les postes de travail identifiés dans le logiciel de définir les matériels qui leurs sont associés, EPI, EPC ou aménagements techniques destinés à l’adaptation du poste de travail.
Une fiche de poste complète peut ainsi être produite à partir du logiciel de sécurité au travail afin de présenter ses caractéristiques, les risques identifiées, les actions de préventions et les matériels et EPI mis en œuvre.
La prise en charge de la santé mentale est également prise en considération dans le logiciel avec des fonctionnalités dédiées aux RPS ou Risques Psychosociaux et aux formations dispensées aux salariés, encadrants, managers… pour prévenir les RPS auxquels ils sont exposés et les RPS auxquels sont exposées leurs équipes.
L’ensemble des données gérées dans le logiciel SST est accessible pour tous les contributeurs à la prévention et à la santé de l’entreprise : services HSE pour le suivi dans le logiciel des risques et actions de prévention, services de médecine préventive pour le suivi individuel de la santé des collaborateurs, managers impliqués dans le suivi des actions de prévention et notifiés des rendez-vous médicaux organisés pour leur collaborateurs, ou salariés et agents ayant accès en consultation dans le logiciel au document unique d’évaluation des risques professionnels ou DUERP.
3. MISE EN PLACE D’UNE VISITE MÉDICALE DE MI-CARRIÈRE
La loi « santé au travail » implante une visite médicale de mi-carrière. Elle sera réalisée par le médecin du travail et devra être effectuée durant l’année des 45 ans du salarié, ou à un autre moment qui sera défini par accord (loi 2021-1018, art. 22 ; c. trav. art. L. 4624-2-2 nouveau).
→ Cette visite de mi-carrière a pour objectif :
d’analyser l’adéquation entre le poste de travail et l’état de santé du salarié, en prenant bien sûr en compte les facteurs de risques auxquels il a été exposé tout au long de sa carrière ;
d’évaluer les différents risques de désinsertion professionnelle, en prenant en considération le parcours professionnel du salarié, mais aussi son âge et son état de santé ;
de prévenir le salarié sur le sujet du vieillissement au travail mais aussi de le sensibiliser à la prévention des risques professionnels.
→ Le logiciel de santé au travail 1-One permet en ce sens de suivre les visites médicales réalisées ou à réaliser depuis le dossier médical de chaque salarié ou agent, mais également de restituer dans les tableaux de bord du logiciel les rendez-vous médicaux et infirmiers à organisés. Il est bien sur possible avec le système de notification intégré au logiciel en santé au travail de générer des rappels à destination des différents intervenants, médecin de prévention, infirmier de santé au travail, secrétariat médical…
Le suivi dans le logiciel des expositions aux risques des collaborateurs tout au long de leur carrière dans l’entreprise fournit au médecin de prévention un véritable curriculum laboris, base d’étude pour la visite de mi-carrière et la sensibilisation aux risques professionnels.
4. MODIFICATION DE LA VISITE MÉDICALE DE FIN DE CARRIÈRE
→ La loi « Santé au travail » a aussi apporté une nouvelle modification sur le système de la visite de fin de carrière des salariés sous surveillance renforcée. L’objectif de cette nouvelle disposition est :
l’amélioration du suivi des salariés concernés, tout en prenant en compte les possibles effets des expositions aux risques à long terme sur leur santé.
La loi indique ainsi que la visite devra avoir lieu « dans les meilleurs délais » une fois que l’exposition aux risques ayant justifiée la surveillance renforcée aura pris fin. Si cette exposition ne prend pas fin avant la fin de sa carrière, la visite aura lieu obligatoirement avant son départ à la retraite (loi 2021-1018, art. 5, 2° ; c. trav. art. L. 4624-2-1 modifié).
→Le logiciel de santé au travail 1-One permet en ce sens de suivre les visites médicales réalisées ou à réaliser depuis le dossier médical de chaque salarié ou agent, mais également de restituer dans les tableaux de bord du logiciel les rendez-vous médicaux et infirmiers à organisés. Il est bien sur possible avec le système de notification intégré au logiciel en santé au travail de générer des rappels à destination des différents intervenants, médecin de prévention, infirmier de santé au travail, secrétariat médical…
Le suivi dans le logiciel des expositions aux risques des collaborateurs tout au long de leur carrière dans l’entreprise fournit au médecin de prévention un véritable curriculum laboris, base d’étude pour la visite de fin de carrière.
5. POSSIBILITÉ DE RECOURIR À LA TÉLÉMÉDECINE
Les pratiques médicales pourront désormais être effectuées à distance. La télémédecine pourra être utilisée par les professionnels de santé pour le suivi individuel des salariés, en prenant en compte son état mental et physique. Le salarié concerné devra bien évidemment donner son accord au préalable (loi 2021-1018, art. 21 ; c. trav. art. L. 4624-1 modifié).
→ Qu’est-ce que la télémédecine permet, aux professionnels de santé, de pratiquer ?
la téléconsultation : C’est une consultation dite à distance, entre un médecin et un patient (seul ou assisté d’un professionnel de santé). Tout médecin libéral ou salarié d’un établissement de santé peut effectuer une téléconsultation, qu’il facture au tarif d’une consultation en présentiel. Toutes les situations médicales peuvent donner lieu à une téléconsultation mais le recours à la téléconsultation relève de la seule décision du médecin ;
la téléexpertise : elle consiste en un échange entre au moins deux médecins qui arrêtent ensemble, avec le consentement du patient, un diagnostic ou une stratégie thérapeutique sur la base de données biologiques, radiologiques ou cliniques. Elle permet d’obtenir rapidement l’avis d’un spécialiste, donc de réduire les délais de prise en charge et de suivi ;
la télésurveillance médicale : un médecin interprète à distance les données cliniques ou biologiques recueillies par le patient ou un professionnel de santé ;
la téléassistance : un médecin assiste à distance l’un de ses confrères pendant un acte médical ou chirurgical ;
la régulation : c’est la réponse médicale apportée par les centres 15 (SAMU). Les médecins de ces centres établissent par téléphone un premier diagnostic afin de déterminer et de déclencher la réponse la mieux adaptée à la situation.
→ Pour répondre à cette nécessité de télévisites par le médecin de prévention, le logiciel de santé sécurité au travail identifie les rendez-vous et visites organisées à distance par les médecins de prévention et infirmiers de santé au travail, qui sont enregistrées comme telles dans le dossier médical informatisé de chaque salarié ou agent.
En complément et afin de permettre à des salariés ou des agents de transmettre de manière sécurisée, sans passer par un envoi par mail, des documents médicaux ou personnels, un accès individualisé au logiciel leur est ouvert.
6. FORMATION SANTÉ, SÉCURITÉ ET CONDITIONS DE TRAVAIL (« SSCT »)
La loi « Santé » contient aussi une partie entière dédiée à la formation sécurité concernant les élus du CSE et des référents « harcèlement sexuel » et « santé-sécurité ».
→ La loi « Santé » a augmenté le nombre de jours de formation :
Sans distinction de l’effectif de l’entreprise c’est maintenant 5 jours minimum obligatoire de formation santé sécurité et condition de travail lors du premier mandat.
En cas de renouvellement :
Pour chaque membre de la délégation du personnel, 3 jours de formation obligatoire ;
Pour les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CCSCT) étant dans une entreprise de plus de 300 salariés 5 jours de formation obligatoire.
La loi « Santé au travail » prévoit la possibilité aux OPCO de financer la formation SSCT destinée aux élus du comité social économique ainsi qu’aux membres de la délégation du personnel et au référent du « harcèlement sexuel » en entreprise comptant moins de 50 salariés.
En effet, si l’entreprise compte moins de 50 salariés, les opérateurs de compétences (OPCO) pourront prendre en charge la formation SSCT nécessaire à l’exécution des missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.
→ Formation obligatoire du référent « santé et sécurité au travail »
Pour rappel, un ou plusieurs salariés doivent être désigné(s), par l’employeur, afin qu’ils s’occupent des activités de prévention des risques professionnels et de protection.
Avant la loi « Santé au travail » le ou les salariés désignés par l’employeur pouvaient ainsi bénéficier, à leur demande personnelle, d’une formation en matière de santé et sécurité au travail, dorénavant elle est obligatoire (loi 2021-1018, art. 39 ; c. trav. art. L. 4644-1 modifié).
Le logiciel SST 1-One est complété pour les parties module logiciel évaluation des risques et module logiciel PAPRIPACT et actions de prévention, de référentiels de formations et d’habilitations, qui sont enrichis suivant le contexte de chaque entreprise afin de suivre par salarié ou agent les formations obligatoires et recyclages requis pour les habilitations. Les formations en santé sécurité au travail, les activités de prévention des risques professionnels sont restituées à la demande avec la fonctionnalité du logiciel de production du document unique ou DUER.
INTERVIEW DE LAURENT PIETRASZEWSKI
Dans le contexte de cette réforme de la santé sécurité au travail, qui voit la notion de QVT, Qualité de Vie au Travail issue de l’accord national interprofessionnel (ANI) de juin 2013 intitulé « Vers une politique d’amélioration de la qualité de vie au travail et de l’égalité professionnelle » évoluer vers la notion de QVCT, Qualité de Vie au Travail et Conditions de Travail, le magazine Capital a interviewé Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État en charge des Retraites et de la Santé au travail, sur les prochaines étapes d’application de la réforme de santé au travail et sur les mesures phares prévues dans la loi.
Capital : En quoi cette réforme du système de santé au travail était-elle nécessaire en France ?
Laurent Pietraszewski : En France, le système de santé au travail est basé sur un compromis social historique datant de la fin du 19e siècle, où les employeurs assument leurs responsabilités et prennent en charge la santé au travail des salariés. Ce système de santé au travail était essentiellement centré sur l’aptitude des travailleurs. Le corollaire de cette aptitude, c’est l’inaptitude et la réparation. Ce schéma fonctionne avec une sorte de triptyque “aptitude/inaptitude et réparation”. Or on sent, depuis au moins une dizaine d’années, la volonté de passer d’une logique très centrée sur la réparation à une vraie culture de prévention en matière de santé au travail. Je vous donne un exemple : les actions entreprises pour favoriser le maintien dans l’emploi sont aujourd’hui très inégales sur l’ensemble du territoire. Certes, il existe des services de prévention et de santé au travail (SPST) interentreprises, structurés, qui ont mis en place des groupes de travail permettant de tout faire pour éviter ce qu’on appelle la “désinsertion professionnelle”. J’ai pu le constater lors de mes nombreux déplacements dans ces services, que ce soit à Dijon ou à Saint-Omer pour ne citer qu’eux. Mais dans de nombreux endroits, il n’y a pas une telle organisation. La nouvelle loi permet donc de poser un cadre et de structurer les dispositifs qui permettent d’éviter qu’un salarié soit contraint, par son état de santé, d’abandonner son activité professionnelle.
Retrouvez l’interview complète publiée dans le magazine capital ici
Laurent Pietraszewski dans l’interview donnée au magazine Capital, rappelle que le document unique d’évaluation des risques professionnels ou DUERP n’est pas une pratique courante en entreprise, moins d’un employeur sur deux aurait ainsi établi un document unique.
Un des changements importants introduit par la réforme du mois d’aout dernier concerne le contenu du document unique ou DUERP, en effet s’il était précédemment prévu une identification des risques et leurs évaluations, la loi du 2 aout 2021, rende désormais obligatoire que soient renseignées les informations relatives aux actions de prévention et aux plans d’actions afin de restituer les actions concrètes mise en place ou à mettre en place.
Le logiciel document unique ou DUER 1-One répond à cette nouvelle obligation, conçu comme un outil de pilotage de la santé sécuritéet de la prévention des risques, le module logiciel DUERP est complété d’un module logiciel PAPRIPACT et plans d’action.
Ces modules complémentaires permettent de produire avec le logiciel un document unique intégrant les actions de prévention pour les entreprises de moins de 50 salariés et pour les entreprises de plus de 50 salariés un PAPRIPACT -Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d’Amélioration des Conditions de Travail
La loi visant à réformer la santé et la sécurité au travail a enfin été votée ! Elle a été promulguée le 2 août 2021.
Lacrise sanitaire réinvente l’organisation de travail des entreprises et la prévention au travail des salariés mais aussi la vision des Français sur l’importance de leur santé au travail. Le contexte inhabituel de pandémie oblige le système de prévention de la santé au travail à revoir l’aménagement des conditions de travail des entreprises avec pour objectif principal : d’améliorer et de garantir une bonne santé au travail aux millions de Français actifs.
Pour bien comprendre, la santé et le travail sont bien distincts l’un de l’autre mais ont des relations très rapprochées puisque le travail peut parfois générer des impacts positifs comme négatifs sur la santé en fonction des conditions et de l’environnement de travail des salariés.
Les travailleurs, quel que soit leur secteur d’activité, sont exposés à des facteurs de risque plus ou moins dangereux.
L’incidence de l’exposition à ces facteurs de risque, exposition occasionnelle ou récurrente, se décrypte par l’atteinte à la santé des travailleurs et un impact professionnel.
Dans le contexte de crise sanitaire que nous avons connu, certains travailleurs ont été ou sont toujours soumis à des changements considérables de leurs conditions de travail et de leur organisation professionnelle et personnelle, avec parfois de rudes accrocs économiques et des impacts sur leur santé mentale et/ou physique.
Pour la première fois, un accord national interprofessionnel (ANI) a été transposé par un texte présenté par des parlementaires.
Ce texte vise à renforcer la prévention de l’exposition aux risques professionnels rencontrés par les salariées dans leur entreprise.
→ Les enjeux de cet accord novateur, avec comme sujet principal la prévention, repose sur 7 piliers :
Le contenu et la mise œuvre du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) est consolidé
La loi prévoit plusieurs mesures visant à rendre plus effective l’évaluation des risques professionnels en entreprise
La loi décloisonne la santé publique et la santé au travail
La notion de QVT(qualité de vie au travail) est revue en QVCT(qualité de vie et conditions de travail).
Lesuivi médical est renforcé en remédiant tout d’abord au problème de la pénurie des médecins du travail. La médecine générale pourra maintenant se mêler à celle du travail.
Les « Services de Prévention et de Santé au Travail » (SPST) voient leur périmètre s’élargir.
Le passeport non pas sanitaire mais de prévention fait son apparition.
→ Les points et objectifs secondaires du texte de loi :
Développer et améliorer la prévention en milieu professionnel dans une approche globalisée de la santé en améliorant l’aspect de la coordination des acteurs, et en développant l’utilisation du dossier médical partagé (DPM),
Offrir un meilleur accompagnement aux entreprises et tester de nouvelles démarches de prévention des risques en entreprise,
Améliorer la prévention et la prise en charge précoce des troubles musculosquelettiques en entreprise et des risques liés aux manutentions manuelles notamment dans des secteurs d’activité particulièrement concernés comme celui de l’aide à la personne,
Toujours dans le domaine de la prévention, la définition du harcèlement sexuel au travail est revue. Le texte initial alignait le code du travail sur le code pénal. Les parlementaires ont modifié cette définition en précisant que le harcèlement sexuel au travail est caractérisé lorsqu’il est subi par le salarié et non pas lorsqu’il est imposé par l’auteur ou les auteurs,
Promouvoir le télétravail en raison de ses impacts positifs sur la santé bien mentale que physique, la qualité de vie au travail, la productivité et sur l’environnement en prenant en compte la réduction considérables des temps de trajet domicile/travail.
1. Le fameux document unique d’évaluation des risques professionnels, DUER ou DUERP, est renforcé
Le nouvel article de loiL. 4121-3-1 du Code du travail définit enfin légalement le contenu du document unique d’évaluation des risques professionnels.
→ Le document unique est une obligation pour tout employeur. Il est la transposition, par écrit, de l’évaluation des risques, imposée à tout employeur par le code du travail (article R. 4121-1et suivants). Le document unique permet de lister, de hiérarchiser les risques qui peuvent nuire à la sécurité de tout salarié et point important et nouveau, il permet de préconiser des actions visant à réduire voire supprimer les risques professionnels : c’est donc un outil essentiel pour gérer la prévention des risques professionnels. L’employeur est dans l’obligation de transcrire et tenir à jour le DUERP contenant les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, en application de l’article L. 4121 — 3 du Code du travail .
La fréquence minimum de mise à jour du DUER est confirmée : au moins une fois par an.
DUERP doit être conservé et dématérialisé
Le DUERP et ses versions successives devront être conservés par l’employeur et tenu à la disposition :
De tous les travailleurs de l’entreprise
Des nouveaux travailleurs tout comme des anciens travailleurs
De toute personne ou instance pouvant justifier d’un quelconque intérêt à y avoir accès.
Un amendement intéressant du Sénat est en cours d’examen qui prévoit la possibilité du dépôt dématérialisé du DUERP et de ses mises à jour sur un portail digital géré par les organisations d’employeurs.
→ En ce qui concerne la durée de conservation du DUERP, il devra désormais être archivé pendant au minimum 40 ans (amendementadopté lundi 15 février 2021).
La durée précise sera fixée par décret sous peu, sans pouvoir être inférieure à ce minimum de 40 ans.
L’amendement adopté le lundi 15 février 2021 précise que « Cette durée permet ainsi d’englober les délais de survenue des maladies comme le mésothéliome, dont la survenue médiane est de 35 ans après l’inhalation de poussières d’amiantes, le cancer de la vessie ou les cancers broncho-pulmonaires, qui sont les cancers professionnels les plus fréquents ».
Les obligations qui incombent à tout employeur en matière de production et de mise à jour du DUER sont différenciées suivant l’effectif de l’entreprise comme présenté dans le tableau ci-dessous.
→ Obligation des employeurs sur les mesures de prévention :
Effectif de l’entreprise
Type de mesure
contenu
précisions
entreprises d’au moins 50 salariés
Programme annuel de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail.
Liste détaillée des mesures devant être prises au cours de l’année à venir, qui comprennent les mesures de prévention des effets de l’exposition aux facteurs de risques professionnels ainsi que, pour chaque mesure, ses conditions d’exécution, des indicateurs de résultat et l’estimation de son coût ;
– ressources de l’entreprise pouvant être mobilisées ;
– calendrier de mise en œuvre (art. L. 4121-3-1, III, 1o, du C. trav.)
Programme devant être présenté au CSE dans le cadre de la consultation sur la politique sociale de l’entreprise (art. L. 2312-27, 2o du C. trav.).
Liste des actions devant être consignée dans le DUERP et ses mises à jour (art. L. 4121-3-1, III,2o, du C. trav.).
Liste devant être présenté au CSE (art. L. 2312-5, al. 2 du C. trav.).
*Leplan d’action de prévention joue un rôle essentiel dans la démarche de l’amélioration de la santé et la sécurité au travail car il permet de présenter à la fois les actions préventives et correctives sur lesquelles l’entreprise s’engage.
Pour inciter les employeurs à développer des actions de prévention, le texte de loi rappelle que les employeurs peuvent être considérés comme ayant rempli leurs obligations en matière de prévention de la santé physique et mentale des salariées dès lors qu’ils ont mis en œuvre les actions de prévention communiquée dans le DUERP.
→ Un rappel des articles fondamentaux qui concernent le document unique :
L’articleL4121-3 du code du travailindique : « L’employeur, compte tenu de la nature des activités de l’établissement, évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l’aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail. »
L’articleR4121-1 du code du travailprécise : « L’employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l’évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs à laquelle il procède en application de l’article L. 4121-3. »
Comme indiqué plus haut, la fréquence minimum d’actualisation du document unique est d’une fois par an toutefois lors de tout changement modifiant les conditions de santé, de sécurité ou les conditions de travail (article R4121-2 du code du travail) le document unique doit être mis à jour.
Pour assurer l’accès et l’information de l’existence du document unique, un avis indiquant les modalités d’accès du personnel au document unique est affiché à une place convenable et aisément accessible dans les lieux de travail (article R4121-24 du code du travail).
2. L’évaluation des risques est élargie
La loi du 2 aout 2021 intègre plusieurs mesures visant à rendre plus concise et plus claire l’évaluation des risques professionnels :
En complément des autres risques présentés par l’articleL. 4121-3, al. 1er du Code du travail, l’employeur doit également et dès à présent évaluer les risques liés à l’organisation du travail.
Cette disposition semble bienvenue avec l’évolution de l’organisation du travail liée à la pandémie et notamment à la généralisation du télétravail qui a fait apparaitre de nouveaux risques.
→Devront désormais participer obligatoirement à l’évaluation des risques professionnels dans l’entreprise :
Le comité social et économique (CSE)et la commission santé, sécurité et conditions de travail, CCST, s’ils existent ;
(En effet, selon l’articleL. 2312 — 9 du Code du travail, le CSE devra réaliser une analyse poussée des risques professionnels auxquels peuvent être exposés ou non les travailleurs)
Le/les salariés préventeurs en matière de santé et de sécurité, s’ils ont bien sûr été désignés dans l’entreprise ;
Le service de prévention et de santé au travail dirigé par l’employeur ;
L’employeur pourra également être accompagné s’il le souhaite avec le concours de personnes et d’organismes extérieurs, comme :
Les services de prévention des caisses de Sécurité social ;
L’organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP);
3. Décloisonnement de la santé publique et du travail
A quoi va réellement servir le décloisonnement ?
Un des objectifs de l’ANI repris par le texte de loi adopté le 2 aout dernier est selon Carole Grandjean, rapporteuse de la commission mixte paritaire, chargée de proposer un texte sur les dispositions de la proposition de loi pour renforcer la prévention en santé au travail :
Le décloisonnement qui va servir à mettre en place des outils sans attendre que la personne soit usée professionnellement.
« …Plus on partage l’information en santé, plus on va pouvoir aider les travailleurs qui sont aussi des individus.
Si l’information circule, le médecin peut ajuster son accompagnement et mieux organiser la coordination et la coopération entre les acteurs.
Nous avons dans ce sens travaillé avec le Conseil d’État qui n’avait pas reçu de propositions de lois de la Commission aux Affaires sociales depuis près de 15 ans.
Nous avons soutenu notre proposition de loi, débattu sur les dispositions, entendu leurs remarques et ajuster nos dispositions afin de mieux sécuriser les libertés individuelles.
Notre texte vise à renforcer la coopération entre la médecine de ville et la médecine du travail. Parce qu’il faut décloisonner la santé publique et la santé au travail. Un article modifie ainsi le code de la santé publique, pour permettre aux médecins et infirmiers du travail d’accéder, après accord du salarié, à son dossier médical partagé, ce carnet de santé numérique qui réunit toutes les informations médicales concernant un patient. Réciproquement, un autre article de la proposition de loi ouvre le dossier médical en santé au travail (DMST) aux médecins et professionnels de santé « de ville », en charge du diagnostic et du soin du patient, toujours si ce dernier donne son accord.
Mais nous sommes sur un sujet sensible donc il faut que chacun se sente protégé. C’est pour cela que nous avons par exemple inscrit que ne pas ouvrir le dossier médical partagé au médecin du travail ne peut être considéré comme une faute, ni faire l’objet d’une information à l’employeur ou encore être utilisé dans un contentieux. Il était essentiel de sécuriser le dispositif parce que l’environnement est quand même celui d’un salarié avec son employeur. Et donc d’un lien de subordination.
Mais aussi décloisonner le financement, en passant progressivement d’un paiement à l’acte pour la médecine libérale et d’une tarification à l’activité pour les hôpitaux à des financements fondés sur les parcours de soins, leur qualité et leur pertinence. Décloisonner l’organisation, en encourageant les coopérations entre les professionnels de santé, quel que soit leur statut, et entre médecine de ville et hôpital. Décloisonner les exercices professionnels, en encourageant des exercices mixtes ville/hôpital et des formations passant par les deux secteurs.
Il souhaite que les CPTS, qui regroupent l’ensemble des professionnels de santé d’un territoire, soient généralisées à l’horizon 2022, avec notamment pour mission la réponse aux demandes de soins non programmés. À terme, le gouvernement souhaite, sans vouloir l’imposer mais en jouant sur la rémunération, la disparition de l’exercice isolé des professions libérales de santé.
À long terme, c’est la suppression du fameux numerus clausus et la réorganisation complète des études de médecine, qui devrait être effective à la rentrée 2020, mais qui ne produira pas d’effets avant une quinzaine d’années. À moyen terme, il s’agit de libérer du temps médical en déchargeant les médecins de certaines tâches administratives ou annexes, par la création d’une nouvelle profession, celle d’assistant médical, dont les contours restent cependant à définir. Enfin, à court terme, dès 2019, pour les zones les plus en difficulté, 400 jeunes médecins généralistes devraient être salariés dans des hôpitaux de proximité pour assurer des consultations en ville… »
4. Qualité de vie au travail
La « qualité de vie au travail » (QVT) devient « la qualité de vie et des conditions de travail » (QVCT). Il s’agit désormais de cibler la qualité de vie, mais aussi les « conditions de travail ».
Ce changement de dénomination paraît anodin mais il envoie pourtant un signal fort.
La création de lieux conviviaux et chaleureux dans l’entreprise est bien sûr bénéfique, mais ces éléments n’assouvissent pas l’appétit de la QVCT. C’est d’ailleurs pour cela que son périmètre est plus exigeant.
→ L’ANI établie ainsi que la QVCT doit prioriser des champs d’action stratégiques dans l’organisation, c’est à dire axer ses actions vers ces points-là :
Etablir un équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée ;
La santé et la sécurité au travail ;
La qualité des pratiques managériales ;
Le sens du travail ;
Le maintien dans l’emploi et les trajectoires professionnelles ;
L’organisation du travail.
→ Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?
Une telle actualité permet, tout d’abord, de faire une piqûre de rappel à la France entière sur le fait que la performance ne peut être solidement construite sans agir quotidiennement sur la qualité de vie et des conditions de travail. D’autant plus à ce moment où la crise sanitaire paraît sans fin.
Par ailleurs, elle permet aussi d’éclaircir certains doutes quant aux moyens mis en place pour améliorer cette QVT. C’est à dire ne plus confondre la QVT à l’installation de babyfoot, de salle de repos ou encore de cours de Yoga, qui sont bien trop souvent vus comme des « actions QVT ».
Améliorer la qualité de vie au travail
→ L’amélioration de la qualité de vie au travail des salariés est un enchaînement d’actions sérieuses, réfléchies et directement liées aux conditions de travail. L’un ne va pas sans l’autre, ils sont indissociables. Cette nouvelle dénomination nous rassemble autour des sujets majeurs d’une organisation. Comme dit précédemment :
les pratiques managériales,
le maintien et la sûreté dans l’emploi,
les trajectoires professionnelles
ou encore la conduite de transformations
Ce changement s’inscrit donc comme étant un pilier stratégique d’une organisation, au même titre que d’autres. Car en liant les conditions de travail à la qualité de vie des travailleurs, si l’évaluation de ces facteurs est positive, les impacts s’en feront d’autant plus ressentir tant sur le développement des travailleurs que sur la qualité du travail effectué. Une approche intégrative doit donc être privilégier avec de nombreux déterminants et facteurs, au préalable solidement identifiés.
→ La qualité de vie au travail (QVT) est aussi un enjeu social évident et plus qu’important car il vise à préserver et améliorer la santé de tous les travailleurs.
C’est également un enjeu économique non négligeable car les coûts de la sécurité sociale pourraient être fortement amoindris. A savoir, le déficit est actuellement estimé à 38,4 milliards d’euros.
→ Un dernier article du texte de loi du 2 aout 2021, issu de la commission mixte paritaire, prévoit les conditions de la fusion des agences régionales pour l’amélioration des conditions de travail (ARACT) avec l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT).
Un décret d’application doit ainsi intervenir avant 2023 pour la mise en place effective de cette nouvelle organisation.
La qualité de vie au travail (QVT) devient avec le texte de loi l’une des mesures des négociations périodiques obligatoires dans une entreprise. (art. L. 2242-1 du C. trav.).
→ Le gouvernement veut favoriser et améliorer le thème de la qualité de vie au travail. Cinq mesures sont envisagées pour l’instant :
Approfondir la notion de la qualité de vie au travail par transmission de supports ou guide ;
Mettre en place des espaces de conversation sur le lieu de travail pour les agents et les encadrants ;
Favoriser la signature d’une charte QVT ;
Sensibiliser les employeurs sur la réalisation d’une étude en amont de toute transformation importante, sur la qualité de vie.
Les mesures du texte de loi doivent s’appliquer et être respecter au plus tard en mars 2022. Des dates de mise en application différentes ont été fixées par le Sénat :
1er octobre 2022 pour le passeport prévention ;
1er janvier 2023 pour le médecin praticien correspondant ;
1er janvier 2024 pour le volet relatif à la santé au travail du DMP.
Vous trouverez ci-dessous deux liens permettant une première approche de la qualité de vie au travail, accompagnée de quelques conseils :
Avec le nouveau texte de loin, les missions, auparavant destinées essentiellement aux médecins du travail, devenu médecins de prévention, pourront désormais être déléguées, partiellement à d’autres personnes de l’équipe de santé. Ainsi, pour pallier la pénurie des médecins du travail, les médecins de ville pourront enfin contribuer au suivi médical des travailleurs. Afin d’assurer un meilleur suivi, l’accès au dossier médical partagé (DMP) est désormais ouvert aux médecins du travail, qui pourront ainsi l’alimenter.
En complément, la loi de la santé au travail réorganise son fonctionnement, en adaptant pour cela l’organisation interne des SPST mais aussi en élargissant les conditions du partage de dossier. La seule condition est que le collaborateur devra donner son accord, sans bien sûr en cas de refus du salarié que l’employeur en soit informé.
→ Pour les salariés confrontés à une longue absence de son travail, le texte de loi prévoit un rendez-vous pour mieux préparer le retour au bureau. Ce rendez-vous aura pour but de mettre en relation le médecin conseil, le service de prévention et de santé au travail, l’employeur et le collaborateur.
Visite de reprise d’activité
Le rendez-vous de reprise d’activité a aussi pour fonction d’informer le salarié qu’il peut, s’il le veut, bénéficier d’actions de prévention de la désinsertion professionnelle et de mesures individuelles comme :
L’aménagement, l’adaptation ou la transformation de son poste de travail ;
Mais également, des mesures d’aménagement du temps de travail justifiées par des considérations relatives notamment à son âge ou à son état de santé physiques et mental.
Ce rendez-vous sera organisé à l’initiative de l’employeur ou du salarié. Aucune conséquence ne peut être induite en cas de refus du salarié de participer à ce rendez-vous.
Visite de mi-carrière fixée à 45 ans
→ Enfin sur l’aspect médical, la loi prévoit, à 45 ans, une visite de mi-carrière obligatoire. Son rôle est de s’assurer que les conditions de travail du salarié et son état de santé sont toujours compatibles. Cette visite de mi-carrière servira également à sensibiliser les travailleurs à la thématique de bien vieillir au travail.
Les intérimaires, les salariés des entreprises sous-traitantes et les prestataires auront droit à ce suivi en santé au travail.
A titre expérimental, dans trois régions volontaires, il est prévu de permettre aux médecins de travail de prescrire des arrêts de travail et des soins liés à la prévention au travail.
6. Le périmètre des SPST est étendu
Les « Services de Prévention et de Santé au Travail » (SPST) anciennement nommés services de santé au travail (SST) voient leur périmètre de compétence étendu.
Ces services « nouvelle formule » auront désormais une cellule dédiée à la désinsertion professionnelle dédiée aux travailleurs qui rencontrent des difficultés à reprendre leur activité après un arrêt de travail plus ou moins long.
Par ailleurs, les campagnes de vaccination et de dépistage seront elles aussi, gérer par les SPST.
Les SPST pourront également fournir aux employeurs des conseils concernant les conditions de télétravail.
Mais ce n’est pas tout, ces compétences sont étendues aux intérimaires et non plus aux seuls salariés des entreprises !
→ Bonification de la qualité de service des SPST
Les SPST vont désormais devoir proposer un socle minimum de services aux entreprises et aux travailleurs. Pour assurer l’ensemble de leurs missions, les SPST autonomes (SPTA) peuvent, par convention, recourir à l’aide et aux compétences des SPST interentreprises (SPSTI).
L’objectif étant de proposer un éventail de services adaptés en fonction de l’ancienneté des missions des SPST. Surtout en matière d’accompagnement sur la prévention des risques professionnels, du suivi individuel des travailleurs et sur la prévention à la désinsertion professionnelle.
Les SPST pourront aussi proposer des services additionnels qu’ils déterminent eux-mêmes. Dans le respect des missions générales prévues parl’article L. 4622-2.
→ Pour que la qualité de service et de la conformité soient assurés et en accord avec la loi, les services de prévention et de santé au travail, seront soumis à deux choses :
une procédure de certification sur ;
la qualité et l’effectivité des services rendus dans le cadre de l’ensemble socle de services
l’organisation et la continuité du service ainsi que la qualité des procédures suivies
la gestion financière, la tarification et son évolution
une procédure d’agrément pour une durée de 5 ans par l’autorité administrative.
L’autorité administrative pourra réduire la durée de l’agrément ou même le supprimer en cas de manquement.
→ De même en cas de dysfonctionnement grave ne permettant pas la réalisation des missions du SPST, l’autorité administrative peut imposer au président du service, de remédier à la situation dans un délai donné.
Une personne au poste d’administrateur provisoire peut donc être désigné pour 6 mois maximum. Il peut cependant être renouvelé une fois. Pour mettre fin aux difficultés constatées cet administrateur en CDD pourra, si besoin est, réaliser les missions d’administration urgentes ou nécessaires.
→ Les nouvelles compétences des SPST en résumé :
Participer à la réalisation d’objectifs de santé publique pour préserver, tout au long de la vie professionnelle un état de santé du travailleur en adéquation avec son maintien actif dans l’emploi;
Offrir leur aide aux entreprises pour évaluer et prévenir les risques professionnels. Cela implique d’ailleurs une augmentation de la durée de formation santé/sécurité des représentants du personnel, portée à 5 jours minimum lors du 1er mandat et 3 jours en cas de renouvellement;
Améliorer la qualité de vie et les conditions de travail en conseillant les employeurs, les salariés et/ou leurs représentant en prenant bien sûr en compte l’impact, qu’il soit positif ou négatif, dutélétravail sur la santé et l’organisation du travail;
Chaperonner l’employeur, les travailleurs et/ou leurs représentants, pour analyser les retombées, que peuvent avoir des changements d’organisation importants dans l’entreprise;
Participer, s’ils le veulent à des actions pour promouvoir la santé sur le lieu de travail. Comme par exemple, la sensibilisation aux bénéfices de la pratique d’un sport et à des actions d’information et de sensibilisation aux situations de handicap au travail…
7. Mise en place d’un passeport non pas sanitaire mais de prévention
Comme mentionné et acté par l’ANI, la création du passeport de prévention est actée. Dans ce passeport figureront l’ensemble des formations sur la santé et la sécurité effectuées par le travailleur.
Le passeport de prévention permet donc une traçabilité sur le temps de toutes les formations qui concernent la santé et la sécurité au travail. Ce passeport est rattaché directement à la personne et non à son entreprise.
Le but est donc de mettre en avant et d’encourager la prévention à la réparation !
→ Comment fonctionne-t-il ?
En s’assurant que les formations nécessaires ont bien été suivies par les travailleurs en question, pour pouvoir exécuter correctement son contrat de travail.
En évitant que des formations similaires soient suivies par les salariés et donc de mettre en place des formations qui complètent celles déjà effectuées.
→ Pour ce faire, ce passeport sera composé de deux parties distinctes :
La première énoncera les formations communes aux branches professionnelles effectuées par le salarié,
La seconde présentera les formations spécifiques aux branches professionnelles suivies par le salarié.
Cela implique une augmentation de la durée de formation santé/sécurité des représentants du personnel, du CSE, des membres de la délégation du personnel et du référent en matière de lutte contre le harcèlement sexuel, portée à 5 jours minimum lors du 1er mandat et 3 jours en cas de renouvellement comme évoqué un peu plus haut.
Que faut-il renseigner dans le passeport de prévention ?
→ A l’heure actuelle, la loi précise uniquement (article L4141-5 du Code du travail) que « … l’employeur renseigne dans un passeport de prévention les attestations, certificats et diplômes obtenus par le travailleur dans le cadre des formations relatives à la santé et à la sécurité au travail dispensées à son initiative… ».
Selon Carole Grandjean, ce passeport va servir surtout à « …valoriser le travailleur et, surtout, à éviter de lui faire suivre des formations déjà réalisées en matière de prévention et de santé au travail. C’est un gain de temps et d’argent. »
Pour conclure cet article, il est plus que jamais important, pour développer une politique de SST efficace, de s’adapter aux évolutions de l’ère du digital et de moderniser le système de santé au travail des salariés et des agents secteur public.
Cette modernisation passe par une prise de consciencede tous les acteurs impliqués dans la prévention et santé sécurité au travail, car pour beaucoup, la santé au travail se résume aux visites médicales et ne se conçoit pas comme un réel instrument d’identification des conditions de travail et d’amélioration de la qualité de vie au travail, QVCT.
Les employeurs, mais également les salariés et agents du secteur public et leurs représentant ont tous à gagner à s’inspirer des objectifs de la réforme attendu depuis longtemps afin de faire évoluer un système dont le fonctionnement en mode « réparation » est encore trop important et de participer à son évolution dans une logique de « prévention primaire ».
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