Rôle et action du CSE et de la CSSCT dans la prévention des risques professionnels

Rôle et action du CSE et de la CSSCT dans la prévention des risques professionnels

 

Qu’est-ce que le CSE ?

Le CSE (Comité social et économique) est l’unique instance de représentation du personnel dans les entreprises privées en France.

Qu’est-ce que la CSSCT ?

La CSSCT (Commission santé, sécurité et conditions de travail) est une commission créée au sein du Comité social et économique (CSE). Elle contribue aux travaux du CSE sur les questions liées à la santé, à la sécurité et aux conditions de travail des salariés.

Elle prépare notamment les travaux et délibérations du CSE sur ces sujets et participe à l’analyse et à la prévention des risques professionnels.

 

Sommaire

La loi n° 2021-1018 du 2 août 2021 pour renforcer la prévention en santé au travail est entrée en application, pour une grande partie de ses dispositions relatives au DUERP et à la prévention, le 31 mars 2022.

En 2026 dans l’esprit et l’application de ce texte, les employeurs doivent de plus en plus démontrer le passage à une prévention pilotée avec des données précises sur les risques identifiés, les actions engagées, les responsables désignés, les résultats obtenus et donc disposer d’un historique des évaluations, des plans d’action, d’indicateurs pérennes, du suivi CSE.

Dans ce contexte la consultation du CSE sur le DUERP et ses mises à jour dans les entreprises concernées, son rôle et ses actions doivent être formalisés.

Le CSE et, lorsqu'elle existe, la CSSCT voient leur importance renforcée en matière de santé sécurité au travail.

L'article L.4121-3 prévoit expressément que la CSE et la CSSCT, lorsqu'elle existe, apportent leur contribution à l'évaluation des risques professionnels.

Le CSE est consulté sur le DUERP et sur ses mises à jour, si Le DUERP et son actualisation restent sous la responsabilité exclusive de l'employeur, le CSE doit y être associé.

L'obligation de consulter formellement le CSE sur le DUERP et ses mises à jour s'applique notamment dans les entreprises d'au moins 50 salariés (art. L. 4121-3 du Code du travail). Dans les entreprises de moins de 50 salariés, l'employeur doit présenter la liste des actions de prévention et de protection.

Cette consultation doit intervenir lors de la mise à jour annuelle obligatoire dans les entreprises d'au moins 11 salariés, lors de toute décision d'aménagement important de l’organisation du travail modifiant les conditions de santé, de sécurité ou les conditions de travail et lors de la survenance d’un événement particulier en rapport avec l'évaluation des risques, notamment à la suite d'un accident du travail.

L'avis rendu par le CSE est consultatif. En cas d'avis défavorable, l'employeur peut valider le document mais doit motiver sa réponse aux observations des membres du CSE.

Pour les entreprises d'au moins 50 salariés, le DUERP est complété obligatoirement par le Programme Annuel de Prévention des Risques Professionnels et d'Amélioration des Conditions de Travail (PAPRIPACT) qui avec le rapport annuel SSCT sont présentés et soumis à l'avis du CSE dans le cadre de la consultation sur la politique sociale de l'entreprise (art. L. 2312-27 du Code du travail).

En complément du DUERP et du PAPRIPACT un autre document doit être communiqué au CSE, le rapport annuel SSCT.

Ce rapport doit obligatoirement recenser :

  • Le bilan des actions menées : L'employeur liste toutes les mesures de sécurité et de prévention qui ont été concrètement appliquées durant l'année écoulée (formations, achats de matériel ergonomique, aménagement de locaux).
  • La justification des écarts : Si des actions prévues l'année précédente dans le plan de prévention n'ont pas été réalisées, l'employeur doit obligatoirement justifier ces manquements par écrit en annexe.
  • Les données chiffrées de l'année : Le taux et le nombre d'accidents du travail, les cas de maladies professionnelles, le taux d'absentéisme lié à la santé, et les statistiques de la médecine du travail.

Ce rapport annuel n'est pas qu'une simple formalité administrative, l'employeur doit obligatoirement le transmettre au CSE avant la consultation annuelle sur la politique sociale de l'entreprise.

Le rapport annuel comprend des focus spécifiques sur plusieurs sujets, il doit traiter distinctement le travail de nuit ainsi que la prévention des effets de l'exposition aux facteurs de risques professionnels (pénibilité).  Pour aller plus loin, consultez notre page dédiée à la gestion de la pénibilité au travail

La BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales) est un outil obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus, c’est le support unique de toutes les consultations récurrentes obligatoires du CSE. C'est dans cette base de données que l'employeur dépose le DUERP, le Rapport Annuel SSCT, le PAPRIPACT, ainsi que les bilans comptables.

Sans cette mise à disposition préalable, les délais de consultation du CSE ne commencent pas à courir, car les élus sont considérés comme insuffisamment informés.

Le Code du travail impose une structure rigide organisée de la BDSE autour de 10 thèmes principaux (en l'absence d'accord d'entreprise spécifique) selon l'article L. 2312-18 du code du travail :

  1. Investissements : Évolution des actifs, investissement social (formation, emploi) et investissement matériel.
  2. Égalité professionnelle : Analyse de la situation comparée des femmes et des hommes (rémunérations, promotions).
  3. Fonds propres et endettement : Situation financière globale de l'entreprise.
  4. Rémunération des salariés et dirigeants : Évolution des salaires, épargne salariale, actionnariat.
  5. Activités sociales et culturelles (ASC) : Budget et dépenses de l'employeur pour les œuvres sociales du CSE.
  6. Rémunération des financeurs : Dividendes versés aux actionnaires.
  7. Flux financiers : Aides publiques reçues, crédits d'impôts, mécénat.
  8. Partenariat commercial : Sous-traitance, transferts commerciaux majeurs.
  9. Transition environnementale : Conséquences environnementales de l'activité de l'entreprise (émissions de CO2, gestion des déchets, économie circulaire).
  10. Transferts de technologies : Accords de licence, recherche et développement (si applicable).

La BDESE doit être au format numérique dans les entreprises de 300 salariés et plus, en contreparties des informations communiquées via ce support, les membres du CSE sont tenus à une obligation de discrétion à l'égard des informations contenues dans la base revêtant un caractère confidentiel et présentées comme telles par l'employeur.

A partir de l’ensemble des informations communiquée par l’employeur, la consultation annuelle sur la politique sociale de l'entreprise, les conditions de travail et l'emploi constitue l'une des trois grandes consultations récurrentes obligatoires du CSE (avec la situation économique et l'orientation stratégique) pour toutes les entreprises d'au moins 50 salariés.

  • L'évolution de l'emploi : Effectifs, types de contrats (CDI, CDD, intérim), départs, embauches et restructurations.
  • Les qualifications et la formation : Bilan des formations professionnelles de l'année écoulée et plan de développement des compétences pour l'année à venir.
  • Les conditions de travail : Durée du travail, aménagement des horaires, travail de nuit, congés et organisation du travail.
  • La santé et la sécurité : C'est ici que s'intègrent le DUERP, le Rapport annuel SSCT (bilan des accidents et maladies) et le PAPRIPACT (plan de prévention).
  • L'égalité professionnelle : Analyse de la situation comparée entre les femmes et les hommes (salaires, promotions, accès à la formation) et l'emploi des personnes handicapées.

Le CSE a donc un rôle majeur en matière de prévention des risques et santé au travail, pour l’assister dans ses missions il peut être accompagné par la CSSCT.

La CSSCT – Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail, exerce, par délégation du CSE, certaines de ses missions en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. Sa mise en place obligatoire dépend de la taille de l'entreprise, de la nature de son activité et des risques associés.

La CSSCT est obligatoire suivant le seuil légal de droit commun dans les entreprises et les établissements distincts d'au moins 300 salariés (article L. 2315-36 du Code du travail).

La CSSCT est obligatoire en cas d'obligations liées aux risques, même si l'entreprise compte moins de 300 salariés, dans les installations les plus dangereuses :

  • Les sites classés Seveso. Un site classé Seveso est un établissement industriel qui présente des risques d'accidents majeurs en raison de la présence de substances dangereuses.
  • Les installations nucléaires de base (INB). Une installation nucléaire de base (INB) est une installation nucléaire fixe présentant des risques nécessitant des mesures spécifiques de protection de la santé et de l’environnement.
  • Certains gisements miniers ou de stockage souterrain de gaz.

Une CSSCT peut devenir obligatoire et être mise en place dans les entreprises de moins de 300 salariés dans deux situations spécifiques :

  • Par décision de l'Inspecteur du travail : Il peut l'imposer s'il juge que la nature des travaux, l'agencement ou l'équipement des locaux de l'entreprise le rendent nécessaire pour la sécurité des salariés (article L. 2315-37) . Cette décision peut faire l'objet d'un recours auprès du directeur régional de l'administration du travail (DRIEETS/DEETS).
  • Par accord collectif : Un accord d'entreprise ou de branche peut prévoir la création d'une CSSCT dans des structures de taille inférieure, par exemple dès 50 ou 100 salariés, pour renforcer le dialogue social sur la sécurité.

L’employeur préside la CSSCT, assisté par le DRH, le Directeur des relations sociales, le responsable HSE... La délégation du personnel est représentée par un nombre minimum est de 3 représentants du personnel (article L. 2315-39 du Code du travail). Un accord d'entreprise peut en prévoir davantage (souvent proportionnel à la taille de l'établissement), ces représentants du personnel sont désignés par le CSE parmi ses membres (titulaires ou suppléants). Enfin des personnes extérieures au CSE assistent obligatoirement aux réunions de la CSSCT. Elles n'ont pas le droit de vote, mais apportent leur expertise technique :

  • Le médecin du travail (ou un membre de l'équipe pluridisciplinaire du service de santé au travail).
  • Le responsable sécurité et des conditions de travail de l'entreprise.
  • L'agent de contrôle de l'Inspection du travail (invité à toutes les réunions).
  • L'ingénieur conseil de la CARSAT (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail, invité également).

La CSSCT est l'organe de terrain qui instruit les dossiers de sécurité :

  • Inspections de terrain : Elle réalise les inspections régulières en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail sur les postes de travail.
  • Enquêtes : Elle mène les enquêtes après un accident du travail ou une maladie professionnelle pour en identifier les causes profondes.
  • Alertes : Elle instruit les signalements de Danger Grave et Imminent (DGI) ou les situations de souffrance au travail (risques psychosociaux).
  • Propositions : Elle suscite toute initiative qu'elle estime utile, comme proposer des actions de prévention contre le harcèlement sexuel ou les agissements sexistes.

La CSSCT joue un rôle majeur de conseil et de co-construction, mais ses pouvoirs sont limités par rapport au CSE :

  • Travail d'analyse : Elle étudie en amont le DUERP, analyse la pertinence de l'évaluation des risques faite par l'employeur et examine si les risques identifiés sur le terrain y sont bien répertoriés.
  • Suivi des mises à jour : Lors des actualisations (annuelles ou suite à un aménagement important), la CSSCT prépare les observations et émet des recommandations sur les nouveaux risques introduits (nouvelles machines, réorganisation, etc.).
  • Lien avec le PAPRIPACT : Elle vérifie que les mesures de prévention proposées dans le PAPRIPACT (Programme Annuel de Prévention) découlent logiquement des risques inscrits dans le DUERP.

Le Code du travail est strict : la CSSCT ne peut pas se substituer au CSE pour les prérogatives légales :

  • Pas de vote sur les avis : La CSSCT ne vote pas l'avis consultatif final sur le DUERP ou ses mises à jour. Elle rédige un rapport ou une note de synthèse, puis le CSE vote l'avis en séance plénière.
  • Pas de recours à l'expertise : La CSSCT ne peut pas décider seule de voter le recours à un expert habilité (par exemple en cas de risque grave) ; ce pouvoir appartient exclusivement au CSE.

La participation du CSE assistée par la CSSCT, joue un rôle majeur dans la prévention des risques et la santé au travail. Pour que cette participation active se déroule dans des conditions sociales favorables, il est pertinent pour l’employeur de mettre en œuvre un outil de communication et de partage des informations relatives au DUERP, au PAPRIPACT et aux accidents du travail.

Comment mieux piloter la prévention et le dialogue social ?

L’utilisation d’une solution logicielle dédiée aux risques professionnels comme 1-ONE, associée à une communication transparente, présente des bénéfices majeurs pour fluidifier le dialogue social entre les différents acteurs de l’entreprise : employeur, DRH, Direction des relations sociales, CSE et CSSCT. Elle facilite la circulation de l’information, favorise une vision partagée et contribue à une collaboration plus efficace autour de la prévention.

Centralisation et partage des données

    • Fin des fichiers Excel dispersés : le DUERP, les accidents du travail et les plans d’actions sont regroupés au même endroit.
    • Même niveau d’information : l’employeur, la DRH et les élus de la CSSCT consultent les mêmes indicateurs en temps réel, évitant les suspicions d’informations cachées ou obsolètes.
    • Historisation fiable : L’historique des versions du DUERP et le suivi des risques par unité de travail, poste de travail… sont traçables et disponibles à la demande.

Efficacité opérationnelle de la CSSCT et du CSE

    • Préparation des réunions optimisée : un outil comme 1-one permet d’extraire des rapports clairs et synthétiques, DUERP avec plan d’action, mapping des risques par UT… Les membres de la CSSCT reçoivent les éléments en amont pour informer le CSE des données partagées avec la DRH, ce qui réduit le temps passé à décrypter les données en séance et laisse place au débat de fond.

    • Suivi en direct du PAPRIPACT : la direction des relations sociales et les membres du CSE peuvent co-piloter l’avancement des actions de prévention. Si une action prend du retard ou doit être adaptée, l’outil permet d’alerter les responsables pour réajuster la trajectoire et fournir un reporting à jour lors de la consultation annuelle du CSE.

Réactivité face aux accidents et aux alertes

    • Circuit de validation court : lorsqu’un accident du travail survient ou qu’un risque est signalé sur le terrain par un membre de la CSSCT, l’information remonte instantanément à la DRH ou au service HSE via le partage d’information, les notifications envoyées aux différents intervenants par le logiciel.
    • Mise à jour instantanée du DUERP : L’outil facilite l’intégration immédiate des nouvelles mesures de prévention suite à l’analyse d’un accident ou quasi-accident (arbre des causes, réévaluation des risques et actions renseignées dans le logiciel), répondant directement à l’obligation légale de mise à jour du DUERP en cas d’événement particulier.

Apaisement des relations sociales

    • Dialogue constructif : une bonne communication appuyée sur un outil collaboratif transforme la sécurité au travail d’un sujet de confrontation (le CSE qui pointe les manquements) en un sujet de co-construction (direction et élus avancent sur des objectifs partagés).
    • Valorisation de la culture de prévention : en rendant visibles les budgets investis et les actions menées, la direction des relations sociales démontre l’engagement de l’entreprise auprès des représentants du personnel.

 

Pourquoi choisir le logiciel prévention santé au travail ?

Obligations réglementaires, DUERP, suivi des actions et traçabilité structurent votre prévention des risques. SANS UN LOGICIEL ADAPTÉ, cette démarche peut rapidement devenir complexe à maîtriser.

Un logiciel dédié centralise vos données, sécurise votre conformité et structure le pilotage de vos actions pour une gestion claire et efficace.

Échanger avec un expert
Centres Hospitaliers : Certification HAS, financements IFAQ et DUERP

Centres Hospitaliers : Certification HAS, financements IFAQ et DUERP

 

Qu’est-ce que la Certification HAS ?

La certification constitue une procédure d’évaluation indépendante et obligatoire visant à mesurer le niveau de qualité et de sécurité des soins au sein des établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés.

Quelle est la structure du référentiel de la certification HAS ?

Le référentiel est structuré autour de 12 objectifs partagés, organisés en trois grands chapitres : le patient, les équipes de soins et l’établissement.

Ces objectifs définissent les dimensions essentielles de la qualité des soins. Ils constituent un cadre clair, reconnu et partagé à la fois par les professionnels de santé et les représentants des usagers.

Pourquoi obtenir la certification HAS ?

Une certification favorable renforce la crédibilité des établissements de santé auprès des agences régionales de santé (ARS), des financeurs publics et des partenaires institutionnels. La certification HAS constitue un véritable gage de qualité et de sécurité des soins.

Elle peut également faciliter l’obtention de financements pour des projets de modernisation, d’innovation ou d’investissement, en valorisant la performance et l’engagement de l’établissement dans une démarche d’amélioration continue.

Qui réalise la certification HAS et selon quelles modalités ?

La certification HAS est réalisée par des experts-visiteurs, qui sont des professionnels de santé en exercice dans des établissements de santé. Ils sont mandatés et formés par la HAS.

Lors de la visite de l’établissement, ces experts évaluent le niveau de qualité des soins. Ils s’appuient sur un référentiel structuré en 12 objectifs déclinés en critères.

Quels sont les 12 objectifs partagés qui structurent le référentiel de certification HAS ?

Certification HAS, financements IFAQ et DUERP

  1. Le respect des droits du patient
  2. L’information du patient
  3. L’engagement du patient dans son projet de soins
  4. L’implication des patients et de leurs représentants dans la vie de l’établissement
  5. La coordination des équipes pour la prise en charge du patient
  6. La maîtrise des risques liés aux pratiques
  7. La sécurité dans les secteurs à risques majeurs (urgences, chirurgie et interventionnel, radiothérapie, maternité, soins critiques, SAMU/SMUR, santé mentale et psychiatrie…)
  8. La culture de la pertinence et du résultat
  9. Le management global par la qualité et la sécurité des soins
  10. La maîtrise des ressources professionnelles et des compétences
  11. Le positionnement territorial
  12. L’adaptation à des soins éco-responsables et aux innovations numériques

DUERP et certification HAS :
quel lien ?

Certification-HAS,-financements-IFAQ-et-DUERP

Le DUERP est-il nécessaire pour la certification HAS ?

Oui. Le DUERP n’est pas un critère de certification en tant que tel, mais il contribue à démontrer la maîtrise des risques professionnels et l’engagement de l’établissement en matière de qualité de vie au travail et de prévention.

Pourquoi la HAS s’intéresse-t-elle au DUERP ?

Parce que la santé et la sécurité au travail font partie des critères évalués lors de la certification. Un DUERP à jour démontre que l’établissement maîtrise sa démarche de prévention des risques professionnels, un élément essentiel de la qualité de vie au travail et de la gouvernance.

Le DUERP est-il consulté lors de la visite de certification ?

Oui. Les experts-visiteurs peuvent consulter le DUERP afin de s’assurer que l’établissement évalue les risques professionnels et met en œuvre des mesures de prévention adaptées.

Que vérifie la HAS à travers le DUERP ?

La HAS vérifie la cohérence entre l’évaluation des risques documentée et les actions réellement mises en place sur le terrain, notamment en matière de prévention, d’hygiène, d’organisation du travail et d’ergonomie.

Quels risques doivent être identifiés dans le DUERP d’un établissement de santé ?

Les risques propres à chaque unité de travail, tels que la manutention des patients, l’exposition aux produits chimiques, les risques biologiques ou encore les risques psychosociaux.

Le DUERP suffit-il pour répondre aux exigences de la HAS ?

Non. L’évaluation des risques doit déboucher sur un plan d’action concret. La HAS attend notamment la mise en place d’un programme de prévention (PAPRIPACT) décrivant les actions engagées par l’établissement.

Certification HAS, financements IFAQ et DUERP

Certification HAS : un levier pour accéder aux financements IFAQ

Certification-HAS

Certification HAS, financements IFAQ et DUERP

Qu’est-ce que la dotation IFAQ ?

L’Incitation Financière à l’Amélioration de la Qualité (IFAQ) est un dispositif qui intègre une part de financement liée à la qualité et à la sécurité des soins dans le financement des établissements de santé.

Quel est l’objectif de l’IFAQ ?

Son objectif est d’encourager l’amélioration continue des prises en charge des patients. Les établissements de santé, publics comme privés, bénéficient d’une dotation dont le montant est déterminé en fonction des résultats obtenus sur des indicateurs mesurant la qualité et la sécurité des soins.

Quels établissements sont concernés par le dispositif IFAQ ?

Le dispositif IFAQ s’applique à l’ensemble des établissements de santé exerçant une activité de MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique) y compris l’HAD (Hospitalisation à Domicile) et la dialyse, de SMR (Soins Médicaux et de Réadaptation) et de psychiatrie. Aucune démarche préalable n’est nécessaire pour bénéficier du dispositif.

Quelles dimensions sont évaluées dans le cadre de l’IFAQ ?

  • Expérience des patients
  • Qualité clinique des soins
  • Prévention des infections associées aux soins
  • Coordination des prises en charge
  • Organisation des soins
  • Qualité de vie au travail
  • Certification des établissements
  • Actions de prévention

De quoi dépend le montant de la dotation IFAQ ?

Le montant de la dotation IFAQ est calculé à partir de plusieurs critères définis par la réglementation. Il tient compte des résultats obtenus par l’établissement sur les indicateurs de qualité et de sécurité des soins, de son volume d’activité ainsi que de l’enveloppe financière dédiée à chaque indicateur. Selon les résultats obtenus, des mécanismes de valorisation complémentaires peuvent également s’appliquer.

Comment les résultats sont-ils valorisés dans le dispositif IFAQ ?

Les résultats obtenus par les établissements de santé sont valorisés à l’aide de grilles de rémunération définies par la réglementation. Ces grilles déterminent le taux de financement applicable à chaque indicateur en fonction du niveau de performance atteint. Certains indicateurs récompensent également les démarches d’amélioration, tandis que d’autres reposent sur une logique de conformité. En revanche, lorsqu’un indicateur n’est pas renseigné ou que les données ne sont pas validées, aucun financement ne peut être attribué pour cet indicateur.

Pourquoi la certification HAS est-elle essentielle dans le calcul de l’IFAQ ?

La certification HAS occupe une place majeure dans le dispositif IFAQ et bénéficie d’une grille de rémunération spécifique. Elle constitue un critère structurant dans le calcul de la dotation. En règle générale, un établissement non certifié ne peut pas bénéficier de la rémunération associée à cet indicateur, sauf dans les cas particuliers prévus par la réglementation.

Au-delà des exigences réglementaires

Une certification HAS favorable contribue à renforcer la crédibilité d’un établissement de santé auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS), des financeurs publics et des partenaires institutionnels. Elle témoigne d’une démarche structurée d’amélioration continue et peut également faciliter le développement de futurs projets de modernisation ou d’investissement.

Certification HAS, financements IFAQ et DUERP

 

             

Comment les établissements s’organisent-ils au quotidien ?

 

Au-delà des référentiels et des dispositifs réglementaires, de nombreux établissements s’appuient sur des outils numériques pour structurer leur démarche de prévention et assurer le suivi de leur DUERP au quotidien.

Découvrez comment le Centre Hospitalier de Denain pilote sa prévention avec 1-One

Le Centre Hospitalier de Denain partage son retour d'expérience sur l'utilisation du logiciel 1-One pour piloter son Document Unique, structurer sa démarche de prévention et assurer le suivi des actions de prévention au quotidien.

Lire le témoignage client

Le logiciel 1-ONE évolue : digitalisation du questionnaire Gollac, sécurité renforcée et ergonomie améliorée.

Le logiciel 1-ONE évolue : digitalisation du questionnaire Gollac, sécurité renforcée et ergonomie améliorée.

 

Les démarches de qualité de vie et des conditions de travail occupent aujourd’hui une place centrale dans les organisations. En France, nous sommes confrontés à des enjeux majeurs : la transformation du travail, la prévention des risques psychosociaux et la recherche de sens au quotidien.

Dans ce contexte en constante évolution, chez 1-ONE, nous sommes conscients l’importance d’agir concrètement pour améliorer durablement les conditions de travail des collaborateurs.

C’est dans cette dynamique que s’inscrivent nos dernières évolutions produit. Fidèles à notre mission, nous faisons évoluer notre logiciel pour qu’il reste un véritable allié des entreprises dans la prévention des risques et le déploiement de leurs démarches QVCT.

La version 3 du logiciel a été pensée dans cette continuité : plus intuitive, plus sécurisée, et toujours plus alignée avec les réalités du terrain.

Une double approche pour agir efficacement

 

Identifier et prioriser les RPS ressentis par vos collaborateurs

Grâce a la digitalisation du questionnaire GOLLAC, recueillez la perception réelle des équipes sur leurs conditions de travail et identifiez les facteurs de risques psychosociaux prioritaires.

QUESTIONNAIRE-GOLLAC-1-ONE

Confidentialité totale garantie : l’employeur a accès uniquement à des données consolidées.

Digitalisation du questionnaire GOLLAC avec 1-ONE

Le questionnaire que nous proposons repose sur 28 questions structurées autour des 6 axes du modèle Gollac, référence nationale reconnue par le ministère du Travail.

Chaque question est évaluée sur une échelle de 1 à 5, permettant de mesurer de manière claire et intuitive le niveau d’accord de vos collaborateurs vis-à-vis de leurs conditions de travail.

Temps de réponse : environ 10 minutes, un format court pour maximiser la participation, sans compromettre la qualité de l’analyse.

  • Accès immédiat via un simple lien web, sans installation ni contrainte technique.
  • Disponible 24h/7 pour s’adapter à tous les modes de travail.
  • Possibilité d’envoyer automatiquement des notifications pour relancer les non-répondants et pour accompagner le plan de communication du lancement de la campagne d’évaluation des RPS.
  • Une analyse par unité de travail (services, équipes, sites, métier, etc.)

Un questionnaire flexible et personnalisable :

Avec 1-One vous pouvez choisir un autre type de questionnaire, adapter un questionnaire ou en créer un adapté à votre contexte, les résultats seront également repris dans le logiciel DUERP pour un pilotage au plus près des actions de prévention.

 

             

La digitalisation du questionnaire Gollac vous permet de transformer vos analyses en actions concrètes.

 

 

Les RPS identifiés sont directement intégrés dans le logiciel 1-ONE afin de :

  • évaluer les risques,
  • définir et suivre les actions de prévention,
  • piloter votre démarche dans le temps,
  • produire un DUERP reflétant les actions QVCT engagées.

 

Sécurité renforcée et ergonomie améliorée avec 1-ONE

 

Avec la version 3 du logiciel, un affichage simple et rapide des unités de travail est disponible, des risques identifiés et du suivi des actions de prévention, grâce à l’ajout de nouveaux tableaux de bord, filtres et options de tri pensés pour faciliter le pilotage au quotidien.

Plusieurs améliorations ergonomiques ont été apportées afin d’offrir une expérience plus intuitive et plus confortable, optimisation de la disposition des éléments, meilleure lisibilité des contenus, ajustement des tailles de boutons et évolution de l’interface pour des écrans plus conviviaux et accessibles.

Techniquement, dans une logique d’amélioration continue, des renforcements complémentaires ont également été réalisés sur notre environnement de sécurité afin de maintenir un haut niveau de protection des données et de conformité réglementaire.

Le logiciel 1-ONE en mode SaaS reste ainsi conforme aux exigences du RGPD et aux standards HDS. Hébergée en France dans un environnement certifié ISO 27001 et HDS, notre infrastructure garantit la confidentialité, la traçabilité et la sécurisation des données de santé, tout en intégrant une gestion fine des profils utilisateurs adaptée aux contraintes de confidentialité propres aux professionnels de santé.

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Une démarche QVCT simple, structurée et valorisable

 

Avec 1-One, vous disposez :

  • d’un outil unique pour piloter prévention et QVCT,
  • d’une méthodologie claire et conforme,
  • d’indicateurs pour suivre vos actions,
  • d’une restitution concrète de votre engagement auprès des collaborateurs et des instances.

Pourquoi obtenir la certification ISO 45001 ?

Pourquoi obtenir la certification ISO 45001 ?

Comprendre les exigences de la norme ISO 45001

 

Qu’est-ce que la norme ISO 45001 ?

La norme ISO 45001 définit un cadre de référence pour mettre en œuvre un système de management de la santé et de la sécurité au travail (SST) efficace. Son objectif est d’aider les organisations à identifier, évaluer et maîtriser les risques professionnels afin de protéger la santé des travailleurs et de prévenir les accidents sur le lieu de travail.

En adoptant cette norme, les entreprises s’engagent dans une démarche d’amélioration continue visant à renforcer les conditions de travail, réduire les incidents et garantir un environnement plus sûr pour l’ensemble des collaborateurs.

La certification ISO 45001 contribue également à diminuer les maladies professionnelles, à favoriser la participation des employés aux actions de prévention et à développer une véritable culture de la sécurité à tous les niveaux de l’organisation.

La certification ISO 45001 contribue significativement à diminuer les accidents du travail et les maladies professionnelles, AT et MP, à favoriser la participation des salariés et agents aux actions de prévention et à développer une véritable culture de la sécurité à tous les niveaux de l’organisation.

Les données indiquent que les entreprises certifiées rapportent une diminution des incidents de 20% à 40%.  En structurant la gestion des risques et en favorisant une culture de la sécurité, la norme réduit l’absentéisme, les arrêts de travail et les coûts associés, tout en améliorant le bien-être et la productivité des employés.

Quels sont les obligations de la certification ISO 45001 ?

 

La réglementation impose aux entreprises de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la santé physique et mentale des travailleurs, prévenir les risques professionnels et garantir des conditions de travail sûres.

Ces obligations passent notamment par l’identification et l’évaluation des risques, la mise en place d’actions de prévention adaptées, la formation des salariés aux bonnes pratiques de sécurité ainsi que le suivi régulier des conditions de travail. Les employeurs doivent également s’assurer que les équipements, les procédures et l’organisation du travail permettent de limiter les accidents et les maladies professionnelles.

Pour répondre à ces exigences, les entreprises doivent adopter une démarche structurée reposant sur l’analyse de leur environnement de travail, l’identification des parties prenantes concernées et l’évaluation continue des risques susceptibles d’affecter la santé et la sécurité des collaborateurs. Cette approche permet de définir des objectifs de prévention clairs et de mettre en œuvre des actions adaptées aux réalités de l’organisation.

La réussite d’une politique SST repose également sur l’engagement de la direction et l’implication des travailleurs. Les entreprises doivent mobiliser les ressources nécessaires, développer les compétences des équipes à travers la formation et favoriser une communication efficace sur les enjeux de sécurité. Le suivi des performances, la réalisation d’audits internes et la mise en place d’actions correctives contribuent enfin à améliorer continuellement les conditions de travail et à renforcer la culture de prévention au sein de l’organisation.

ISO 45001

La certification ISO 45001 fournit un cadre méthodologique reconnu permettant aux entreprises de structurer leur démarche de santé et sécurité au travail, de démontrer leur conformité et de s’inscrire dans une logique d’amélioration continue.

Quels sont les bénéfices de la certification ISO 45001 pour les entreprises ?

Une entreprise a intérêt à se certifier selon la norme ISO 45001 pour plusieurs raisons, à la fois humaines, organisationnelles et économiques.

Santé et sécurité ISO 45001

Protéger la santé et la sécurité des salariés

L'objectif principal de la norme ISO 45001 est de réduire les accidents du travail, les maladies professionnelles et les situations dangereuses. La norme aide l'entreprise à identifier les risques, mettre en place des mesures de prévention et améliorer continuellement les conditions de travail.

Voir détails

Découvrez ici quelques conseils supplémentaires pour améliorer vos pratiques en matière de santé et de bien-être au travail.

Conformité réglementaire ISO 45001

Respecter plus facilement les obligations réglementaires

La certification pousse l'entreprise à structurer sa veille réglementaire et à démontrer sa conformité aux exigences légales en matière de santé et sécurité au travail.

Voir détails

Cela réduit le risque de sanctions et améliore la gestion des obligations légales.

Réduction des coûts ISO 45001

Réduire les coûts liés aux accidents

Les accidents du travail peuvent avoir des conséquences importantes pour l’entreprise, notamment des arrêts de travail, une baisse de productivité, une augmentation des coûts d’assurance ainsi que des frais juridiques ou d’indemnisation.

Voir détails

Mettre en place une démarche de prévention efficace permet de réduire ces impacts, tout en contribuant à améliorer la santé, la sécurité et les conditions de travail des salariés.

Image et crédibilité ISO 45001

Améliorer l'image et la crédibilité de l'entreprise

La certification ISO 45001 constitue une reconnaissance internationale de l'engagement de l'entreprise en faveur de la santé et de la sécurité au travail. En démontrant l'existence d'un système de management structuré et conforme aux meilleures pratiques, elle renforce la confiance des clients, des partenaires commerciaux, des investisseurs et des autorités compétentes.

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Cette crédibilité accrue peut également représenter un avantage concurrentiel, notamment dans le cadre de collaborations avec des organisations exigeant des garanties en matière de prévention des risques professionnels. Dans certains secteurs, la certification ISO 45001 est un critère demandé lors des appels d'offres ou par de grands donneurs d'ordre. Elle peut donc faciliter l'accès à de nouveaux marchés.

Engagement des employés ISO 45001

Renforcer l'engagement des employés

Lorsque les salariés constatent que leur sécurité est une priorité, la confiance envers l’employeur se renforce naturellement.

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Cette démarche contribue à améliorer la motivation des équipes, à favoriser un climat social plus serein et à renforcer la fidélisation des collaborateurs.

Amélioration continue ISO 45001

Favoriser l'amélioration continue

La norme repose sur le cycle Planifier → Réaliser → Vérifier → Agir pour améliorer les performances en santé et sécurité.

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L'entreprise met ainsi en place un système durable pour maîtriser les risques et améliorer ses performances en santé et sécurité.

 

              En résumé

 

 

Se certifier ISO 45001 permet à une entreprise de protéger ses employés, de réduire les risques et les coûts, de respecter les exigences légales, d’améliorer son image et de renforcer sa compétitivité.

C’est à la fois un outil de prévention et un levier de performance durable.

 

À qui s’adresse la certification ISO 45001 ?

 

La certification ISO 45001 s’adresse à toutes les organisations, quels que soient leur taille, leur secteur d’activité ou leur nombre de salariés. Elle peut être mise en œuvre aussi bien par une PME, une grande entreprise, une administration publique, une association ou tout autre organisme souhaitant améliorer la gestion de la santé et de la sécurité au travail.

Cette norme est particulièrement pertinente pour les organisations exposées à des risques professionnels importants, notamment dans les secteurs de l’industrie, du BTP, de la logistique, de l’énergie ou de la maintenance. Toutefois, elle présente également un intérêt pour les entreprises de services, où les enjeux liés au bien-être au travail, aux risques psychosociaux et à la prévention des accidents demeurent essentiels.

En offrant un cadre structuré pour identifier, évaluer et maîtriser les risques professionnels, la certification ISO 45001 permet à toute organisation de renforcer sa culture de prévention, d’améliorer ses performances en matière de santé et sécurité au travail et de démontrer son engagement auprès de ses collaborateurs et de ses partenaires.

Comment préparer et réussir un audit ISO 45001 ?

 

La préparation d’un audit ISO 45001 repose sur la capacité de l’organisation à démontrer que ses risques sont identifiés, évalués et suivis dans le temps. Un logiciel santé sécurité au travail facilite cette démarche en centralisant les informations essentielles, les documents de référence et les actions de prévention au sein d’un environnement unique.

DUERP, plans d’actions, indicateurs de suivi, événements indésirables, comptes rendus ou encore historiques des mises à jour peuvent ainsi être facilement accessibles et tracés. Cette centralisation contribue à renforcer la cohérence de la démarche SST, à améliorer la traçabilité des actions menées et à simplifier la préparation des audits de certification

Comment un logiciel SST facilite la conformité ISO 45001 ?

Identifier et évaluer les risques professionnels

Exigences ISO 45001
  • Identifier en continu les dangers (clause 6.1.2.1)
  • Évaluer les risques pour la santé et la sécurité
  • Prendre en compte les changements, incidents et situations nouvelles
  • Révision de l'organisation du travail
Fonctionnalités du logiciel

Structurer les actions de prévention

Exigences ISO 45001
  • Planifier des actions pour traiter les risques et opportunités (6.1.4)
  • Intégrer les actions dans les processus SST
  • Évaluer l'efficacité des actions
  • Définir responsabilités et ressources
Fonctionnalités du logiciel

Assurer la traçabilité du système SST

Exigences ISO 45001
  • Maintenir des informations documentées (clause 7.5)
  • Fournir des preuves pour audits et contrôles
  • Assurer la disponibilité et la mise à jour des documents
Fonctionnalités du logiciel

Piloter l’amélioration continue

Exigences ISO 45001
  • Améliorer en continu la performance SST (10.3)
  • Évaluer l’efficacité des actions
  • Traiter incidents et non-conformités
  • Favoriser la participation des travailleurs
  • Communiquer les résultats
Fonctionnalités du logiciel

Favoriser la collaboration des acteurs SST

Exigences ISO 45001
  • Consultation et participation des travailleurs (5.4)
  • Coordination des parties prenantes internes et externes
  • Communication efficace en SST
Fonctionnalités du logiciel
  • Profils utilisateurs
  • Gestion des rôles
  • Collaboration multi-acteurs
  • Entreprises extérieures

La certification ISO 45001 ne se limite pas à l’obtention d’un certificat. Elle repose sur une démarche structurée, un suivi rigoureux et une amélioration continue. Pour mettre en place et piloter votre système de management SST, un logiciel adapté vous aide à centraliser le suivi des actions et de vos engagements en prévention, santé au travail et QVCT, le logiciel contribue à la traçabilité des actions et au partage des rôles et informations entre les différents intervenants, c’est également un outil de suivi et de reporting en temps réel qui vous fait gagner un temps précieux à consacrer aux actions de terrain.

Vous vous demandez comment mettre en œuvre la norme ISO 45001 sans complexifier vos processus ?

Une discussion avec un expert peut vous aider à définir une approche adaptée à vos besoins et à vos objectifs.

Prévention des risques professionnels dans les mines et carrières : décryptage du décret 2025-727 applicable au 1er janvier 2026

Prévention des risques professionnels dans les mines et carrières : décryptage du décret 2025-727 applicable au 1er janvier 2026

Le secteur des mines et carrières a longtemps vécu sous un régime d’exception (le Code minier et le RGIE – Règlement Général des Industries Extractives). Une vaste harmonisation est en cours pour aligner ce secteur sur le Droit commun défini par le Code du Travail, notamment avec les textes parus depuis juillet 2025 qui parachèvent cette transition.

L’année 2026 marque donc une évolution importante en matière de prévention des risques professionnels dans les mines et carrières.

Ces nouvelles dispositions ont pour objectif de renforcer la prévention des risques afin d’améliorer les conditions de travail des salariés, notamment grâce à la redéfinition des missions de l’intervenant en prévention des risques professionnels – IPRP- dans les carrières.

Le décret 2025-727 applicable au 1er janvier 2026 s’articule autour de 12 articles. Dans ce blog, nous vous proposons un décryptage clair et accessible de ses principales dispositions, afin d’en comprendre rapidement les enjeux et les impacts concrets pour ce secteur.

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Une structure de prévention doit être mise en place dans chaque exploitation ou groupe d’exploitations, en tenant compte des moyens humains et matériels adaptés, après consultation du CSE lorsqu’il existe.

    Prévention-des-risques-pro--dans-les-mines-et-carrières

    Combien de salariés dédiés à la prévention selon l’effectif ?

    Effectif ≤ 200 salariés
    1 salarié compétent / 10 salariés
    1 jour minimum par mois dédié à la prévention

    Effectif > 200 salariés

    1 salarié compétent à temps plein

     

    Spécificité des carrières
    Ressource interne ou intervenant extérieur qualifié

    → En l’absence de salarié en charge de la prévention des risques, le recours à un intervenant IPRP ou au Service de Prévention et de Santé au Travail (SPST) est obligatoire.

    Quel est le rôle du responsable prévention/HSE ou de l’intervenant en prévention des risques professionnels dans les  mines et carrières ?

    Le rôle est clair, préserver la santé et la sécurité des travailleurs dans les carrières.

                  Conseils à l’employeur :

    Conception et aménagement des lieux de travail et dispositifs de sécurité.

    Programmes de vérification des équipements et des lieux. EPI EPC

    Instrumentation adaptée pour les contrôles.

    Mesures à appliquer en cas d’incidents ou d’accidents.

     

                  Appui et accompagnement :

    Évaluation des risques (article L. 4121‑3).

    Mise en œuvre des mesures et moyens de prévention (article L. 4121‑2).

    Suivi des vérifications des équipements et lieux.

    Formation et information à la sécurité des travailleurs.

    Analyse des accidents et incidents constatés par l’employeur.

     

    Comment choisir un prestataire compétent en prévention des risques professionnels dans les mines et carrières ?

    L’intervenant doit être titulaire d’un certificat d’aptitude à la prévention des risques professionnels en carrières. La durée de validité est de 5 ans et le certificat est renouvelable.

    Une personne physique ou morale d’un État membre de l’UE peut effectuer de façon temporaire et occasionnelle des prestations de prévention des risques professionnels ou s’établir en France pour exercer la profession d’intervenant en prévention des risques professionnels, sous une autorisation préalable et soumise à certaines conditions. Pour en savoir plus, cliquez ici.

    Comment le prestataire consigne-t-il ses conseils dans les carrières ?

    Les conseils sont consignés de manière consultable pendant au moins 10 ans.

    Qui peut consulter le registre des interventions en prévention dans les mines et carrières ?

    Le registre tenu par l’employeur doit être consultable par l’inspection du travail, les services de prévention de la sécurité sociale, les services de santé au travail et le Comité social et économique (CSE).

    Que contient le registre des interventions ?

    Il inclut les dates, la durée et l’objet de chaque intervention, les conseils délivrés par l’intervenant et les suites données à ces recommandations.

    À quoi servent les informations du registre des interventions ?

    Ces informations permettent d’élaborer le programme annuel de prévention des risques professionnels.

     

     

    Comment mettre en place un programme annuel de prévention des risques professionnels dans les mines et carrières ?

    Parler des mines et des carrières, c’est entrer dans l’univers des risques professionnels parmi les plus élevés de l’activité industrielle. Dans ce secteur, les travailleurs évoluent quotidiennement dans des environnements où l’exposition aux dangers est multiple et cumulative. Les risques respiratoires liés à l’inhalation de substances telles que la silice cristalline ou les poussières de charbon constituent un enjeu majeur pour la santé à long terme. À cela s’ajoutent la présence de gaz asphyxiants comme le méthane, l’hydrogène sulfuré ou les atmosphères appauvries en oxygène, ainsi que de gaz explosifs ou inflammables pouvant entraîner des risques d’explosion ou d’intoxication aiguë.

    Enfin, les opérations de traitement et de transformation des matériaux exposent également les travailleurs à divers agents chimiques, renforçant la nécessité d’une évaluation rigoureuse et d’une prévention structurée des risques.

    Face à ce panorama de risques élevés, et au regard des nouvelles exigences en matière de prévention des risques entrées en vigueur cette année avec le décret 2025-727, la mise en place d’actions de prévention structurées devient indispensable. Disposer d’un DUERP à jour, recourir de manière adaptée aux équipements de protection individuelle (EPI) et collective (EPC), et déployer un plan de communication impliquant l’ensemble des acteurs de l’entreprise constituent aujourd’hui des mesures essentielles.

    DUERP et prévention des risques dans les mines et carrières

      Les risques respiratoires, chimiques, explosifs et physiques font partie du quotidien des travailleurs de ce secteur. Face à cette réalité, le DUERP permet d’identifier, d’évaluer et de hiérarchiser les risques réels du terrain, en tenant compte des postes de travail, des activités, des zones d’exposition, etc.

      Identification, évaluation et prévention

      Identification précise des risques spécifiquesÉvaluation du niveau de risque et de gravitéDéfinition des mesures de prévention

      Le DUERP permet :

       

      •  d’identifier les risques respiratoires

      •  d’enregistrer l’exposition à des gaz asphyxiants ou toxiques

      •  d’évaluer les risques d’explosion ou d’incendie liés aux gaz inflammables

      •  Intégrer les agents chimiques utilisés dans le traitement des matériaux

      Le DUERP permet d’évaluer la gravité, la fréquence et leur niveau d’exposition aux risques, ce qui aide à :

       

      •  Hiérarchiser les risques les plus critiques.

      •  Décider quelles actions de prévention doivent être mises en place en priorité.

      •  Justifier techniquement les actions implémentées face aux inspections ou aux audits.

       

      À partir de l’évaluation des risques, le DUERP sert à structurer :

       

      •  L’utilisation du matériel de protection individuelle (EPI) (masques respiratoires, détecteurs de gaz, casques, etc.).

      •  La mise en place de mesures de protection collective (EPC), (ventilation, captage des poussières, signalisation, barrières).

      •   Les actions de formation et de sensibilisation des travailleurs.

       

      Par ailleurs, le DUERP qui vient en remplacement du DSS (Document de Santé et de Sécurité) prévu par le Code minier, doit obligatoirement traiter les risques spécifiques qui étaient le cœur de l’ancien RGIE (Règlement général des industries extractives) :

       

      • Stabilité des terrains : risques d’éboulement, gestion des fronts de taille et des pistes (le risque « géotechnique »).
      • Explosifs : si tir de mine, l’analyse des risques doit inclure le stockage, le transport et la mise à feu.
      • Poussières (Silice) : risque majeur dans les carrières. Le DUERP doit référencer les mesures d’empoussièrement et les VLEP (Valeurs Limites d’Exposition Professionnelle).
      • Engins mobiles : le plan de circulation (interne à la carrière) doit être une annexe ou un chapitre du DUERP.

      .

      DUERP et prévention des risques dans les mines et carrières

      Comment le logiciel d’évaluation des risques professionnels – DUERP rend ce processus plus simple et automatique ?

      Un logiciel d’évaluation des risques professionnels – DUERP simplifie considérablement la démarche de prévention en centralisant l’ensemble des informations essentielles au sein d’une plateforme unique.  Le logiciel d’EvRP garantit une continuité et une traçabilité dans la production et la mise à jour régulière du DUERP.

      Comment structurer et piloter votre prévention avec le logiciel d’évaluation  des risques professionnels ?

      Tous les risques, examens, expositions et actions de prévention sont regroupés, avec un accès structuré par site, poste ou activité.

      Le Document Unique, le PAPRIPACT, les plans d’actions, les fiches de poste et les fiches individuelles d’exposition (FIE) sont ainsi directement reliés, garantissant une vision globale, cohérente et toujours à jour.

      Le logiciel transforme l’analyse des risques en actions concrètes et pilotables.

      Chaque risque identifié est complété des plans d’action de prévention, des responsables désignés pour leur mise œuvre et leur suivi, des échéances et d’un suivi en temps réel de leur avancement.

      La traçabilité des expositions, par travailleur ou par poste, permet de construire une prévention durable et conforme aux exigences réglementaires.

      Des notifications et tableaux de bord facilitent la mise à jour du DUERP, le suivi des actions de prévention, garantis d’une prévention continue et maîtrisée.

      Avec 1-One, passez d’une prévention réactive à une prévention structurée et anticipée.

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      Risques professionnels : les 5 nouvelles obligations clés pour les entreprises en 2025

      Risques professionnels : les 5 nouvelles obligations clés pour les entreprises en 2025

      1. Évaluation différenciée des risques professionnels pour les femmes et les hommes

      Sur la base de ce qui est établi dans le Plan Santé au Travail (PST4), en 2025 et 2026, différencier les niveaux d’exposition aux risques entre les femmes et les hommes devient un enjeu essentiel pour mieux comprendre les réalités du travail et adapter les actions de prévention de manière plus juste et plus efficace. Petit rappel : tous les cinq ans depuis 2004, les pouvoirs publics définissent les grandes orientations en matière de santé au travail dans le cadre du Plan Santé au Travail.

      Dans ce cadre, cette nécessité a été intégrée dans l’objectif n°3 : « Favoriser la qualité de vie et des conditions de travail, en particulier sur le plan organisationnel ». Au sein de cet objectif, plusieurs objectifs secondaires ont été définis, dont l’un d’entre eux aborde directement la QVCT et l’articule avec une recherche d’équité professionnelle en matière d’exposition aux risques :

      « Mobiliser la QVCT pour renforcer la prise en compte des expositions différenciées au travail selon le sexe et promouvoir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. »

      D’après le guide méthodologique publié en septembre 2025 par l’ Anact , intitulé « DUERP – Réaliser une évaluation différenciée des risques professionnels pour les femmes et les hommes », deux dimensions sont à prendre en compte dans une entreprise, une unité de travail ou une situation de travail :

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      La réalité du travail des femmes et des hommes qui n’est pas la même compte tenu des métiers et parcours différents mais aussi des activités hors travail   avec pour conséquence des expositions différenciées aux risques professionnels. Dans ce point, l’invisibilité des risques des postes occupés par les femmes s’explique à cause de :

          • Risques invisibilisés dans les métiers féminisés : Les activités relationnelles, organisationnelles et émotionnelles sont souvent considérées comme des qualités “naturelles”, ce qui minimise leur dimension professionnelle et les risques associés (TMS, RPS), d’autant plus qu’ils se manifestent souvent de façon différée.
          • Les évolutions professionnelles souvent plus limitées pour les femmes que pour les hommes, et le cumul des expositions professionnelles avec les activités hors travail de la sphère domestique et familiale se traduisent par une exposition prolongée aux risques professionnels, ce qui renforce les phénomènes d’usure professionnelle.
          • Méthodes d’évaluation insuffisantes : les outils de prévention reposent encore trop sur des critères techniques uniformes pour les deux sexes, sans intégrer les conditions réelles de travail, ce qui contribue à rendre certains risques spécifiques invisibles.

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      Les spécificités des femmes et des hommes tant sur le plan biologique que social, qui conduisent à des impacts différenciés des risques du travail sur leur santé.

       

          • Différences d’activités et d’expositions : pour un même poste, les tâches et activités peuvent différer selon le sexe, entraînant des expositions aux risques aux effets différents sur la santé en raison de facteurs biologiques (ex. agents chimiques, port de charges) ou sociaux (ex. horaires atypiques, pression managériale).
          • Enjeux spécifiques pour les femmes : Les aspects liés à la santé reproductive, hormis la maternité, sont rarement pris en compte dans l’évaluation des risques professionnels, malgré leur interaction avec la santé au travail.

      Il convient de souligner que cette différenciation ne renvoie en aucun cas à une forme de discrimination. Comme le rappelle explicitement le rapport d’information “Santé des femmes au travail : des maux invisibles” pour 2022-2023, déposé le 27 juin 2023, l’objectif est tout autre. Dans sa liste de recommandations, le point A « Chaussser systématiquement les lunettes du genre : différencier n’est pas discriminer », précise en effet que la finalité est de développer et d’adapter la prévention à partir d’une approche intégrée de la santé des femmes dans sa globalité, afin de mieux comprendre les réalités qu’elles vivent au travail et de construire des actions de prévention réellement adaptées.

      Évaluation--des-risques-professionnels-1-ONE

      Afin d’intégrer cette différenciation dans le DUERP de chaque organisation, l’ANACT a structuré son guide en trois parties principales.

      La partie 1 – Santé et conditions de travail des femmes et des hommes : la pertinence d’une approche différenciée présente les facteurs qui démontrent l’importance de prendre en compte les risques différenciés selon le genre.

      La partie 2 – Étapes et principes méthodologiques pour une évaluation différenciée des risques professionnels décrit les cinq phases permettant de définir et mettre en œuvre les actions de prévention. Cette démarche commence par la contextualisation de l’organisation et l’identification des acteurs impliqués dans chaque activité, se poursuit par l’enrichissement de l’EVRP grâce à l’intégration du risque de violences sexistes et sexuelles au travail, puis la formalisation du DUERP, et s’achève avec la mise en œuvre des actions de prévention.

      La partie 3 – Fiches pratiques pour questionner les expositions et impacts différenciés des risques selon le sexe dans le DUERP propose des ressources essentielles pour concrétiser l’évaluation différenciée des risques. Elle accorde une attention particulière à des situations spécifiques liées à la santé reproductive, telles que la ménopause, la grossesse, les troubles menstruels ou l’endométriose, et propose une analyse des aménagements possibles pour faciliter le travail des personnes concernées.

      Découvrez le guide complet de l’ANACT pour intégrer efficacement la dimension de genre dans votre DUERP.

      2. Risques Chimiques : campagne nationale de sensibilisation et financement des équipements de prévention

      Depuis le mois d’octobre, l’Assurance Maladie a relancé sa campagne nationale intitulée « Les risques chimiques ne préviennent pas. Heureusement nous pouvons les prévenir. » Cette initiative s’inscrit pleinement dans l’obligation d’établir une liste des travailleurs exposés à certains agents chimiques, telle que prévue par le décret n° 2024-307 du 4 avril 2024. Pour consulter le décret complet et l’ensemble des modifications associées, cliquez ici.

      L’objectif principal de cette mesure est d’assurer une meilleure traçabilité de l’exposition des salariés et des intérimaires.

      Cette liste doit préciser :

      • Les substances auxquelles le travailleur est susceptible d’être exposé
      • La nature, la durée et, lorsque cela est possible, le degré d’exposition.

      Elle doit être communiquée aux travailleurs concernés et, de manière anonymisée, aux autres salariés ainsi qu’aux membres du CSE (Comité social et économique). La réglementation impose que cette liste soit archivée pendant au moins 40 ans.

      La campagne a été en vigueur jusqu’au 2 novembre ; toutefois, il est essentiel de rappeler que cette démarche demeure pleinement pertinente, les risques chimiques étant omniprésents dans l’ensemble des secteurs industriels, bien que les niveaux d’exposition puissent varier.

      Dans le cadre de son engagement en faveur de la prévention des risques chimiques, l’Assurance Maladie – Risques professionnels propose aux entreprises de moins de 50 salariés la subvention « Risque chimique Équipements », destinée à soutenir la mise en place d’équipements et de mesures permettant de réduire efficacement l’exposition des travailleurs.

      Financement des équipements de prévention contre les risques chimiques

      Quel est le taux de prise en charge ?

        • 50 % du montant HT pour les équipements de captage ou de réduction de l’exposition.
        • 70 % pour la vérification des performances des sorbonnes.

      Quel est le montant de la subvention ?

        • Minimum : 1 000 €
        • Maximum : 25 000 €
      risques chimiques

       

      Quels équipements sont finançables ?

      • Captage : sorbonne avec rejet extérieur et armoire de sécurité ventilée de stockage de produits chimiques.

      • Réduction de l’exposition : fontaines de dégraissage, bacs de rétention, brumisation, aspirateurs de chantier de classe L, M (ou H).

        Qu’est-ce que la vérification des sorbonnes ?

        Un contrôle aéraulique et acoustique réalisé par un organisme compétent.

         

        Quelles conditions pour en bénéficier ?

        Respecter tous les critères des conditions d’attribution.

         

        Où déposer sa demande de subvention ?

        Site web net-entreprises.fr (rubrique Votre entreprise > demander une subvention)

        3. Subvention Prévention des risques ergonomiques : de quoi s’agit-il ?

        Dans le cadre de la subvention Prévention des risques ergonomiques, l’Assurance Maladie – Risques Professionnels finance des équipements visant à réduire les risques ergonomiques, conformément à un cahier des charges précis.

        Infos clés subvention

         

        equipements risques ergonomiques

        Crédits : ameli.fr

        4. AT / MP Intérim : modification de la répartition des coûts en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle

        Accidents-de-travail

        À compter de 2026, les entreprises utilisatrices et les entreprises de travail temporaire (ETT) assumeront conjointement et à parts égales les coûts liés aux AT/MP, quel que soit le type ou le niveau d’incapacité résultant de ces accidents ou maladies.

        Le décret relatif à l’imputation du coût des accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) des salariés des entreprises de travail temporaire a été publié le 7 juillet 2024. Cette mesure s’inscrit dans le Plan de prévention des accidents graves et mortels 2022-2025 et le Plan santé au travail 2021-2025 pour contribuer à la diminution des AT/MP.

        Le détail des mesures :  Plan pour la prévention des accidents du travail graves et mortels – Ministère du travail, de la santé et des solidarités.

        Quels sont les objectifs ?

        • Améliorer la sécurité au travail des intérimaires en renforçant la prévention des risques professionnels dans les entreprises utilisatrices.
        • Développer la culture de prévention entre l’entreprise utilisatrice et l’agence d’emploi, pour agir durablement sur les situations exposantes.
        • Permettre un réinvestissement en faveur d’un dispositif de prévention des risques AT-MP spécifique au secteur de l’intérim.

        Quels sont les délais ?

        Pour assurer une évolution maîtrisée des taux de cotisation AT-MP, la responsabilité financière des entreprises utilisatrices sera progressivement accrue à partir de 2026.

        Pour en savoir plus sur les accidents AT/MP : Vous pouvez consulter notre article dédié.

         

        5. Passeport prévention : Le service numérique des formations en santé et sécurité au travail

        Ce nouvel espace de formation, créé par la Caisse des Dépôts en collaboration avec le Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles ainsi qu’avec les partenaires sociaux du Comité national de prévention et de santé au travail (CNPST), et mis à disposition des organismes de formation depuis le 28 avril 2025, est né de la nécessité de développer un dispositif pédagogique capable de soutenir la démarche QVCT de manière structurée et cohérente.

        Date à retenir pour 2026 : l’ouverture de l’espace déclaratif pour les employeurs est fixée au 16 mars 2026.

         

        Passeport prévention

        À qui s’adresse le Passeport de prévention ?

        • Les titulaires d’un compte personnel de formation
        • Les organismes de formation
        • Les employeurs

        Quelles sont les formations concernées par le passeport de prévention ?

        Toutes les formations en lien avec la sécurité et la santé au travail, qu’elles soient dispensées par des organismes de formation ou par le service interne dédié à la QVCT de chaque organisation, sont susceptibles d’être intégrées au passeport.

        Trois critères permettent d’identifier si une formation doit être déclarée dans le passeport :

        • Une attestation de formation ou de réussite est délivrée à l’issue de la formation ;
          • La formation répond à l’un des objectifs de prévention définis à l’article L.4121-1 du Code du travail.
          • Enfin, la formation présente un caractère généraliste, car elle concerne des postes exposés à des risques de même nature et peut être valorisée par le salarié en cas de changement de poste, d’entreprise ou de secteur.

        Simulateur pour identifier les formations à déclarer : 
        Réaliser une simulation | Portail d’information du Passeport de prévention

        Pour connaître en détail les modalités de déclaration applicables aux organismes de formation, notamment les procédures à suivre, les documents requis ou encore les échéances à respecter, il est recommandé de consulter directement le site officiel du Passeport de prévention. Vous y trouverez l’ensemble des informations actualisées, des guides pratiques ainsi que des ressources permettant de sécuriser vos démarches et de garantir une déclaration conforme aux attentes réglementaires.

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        EVRP, agents chimiques dangereux et reporting :

        3 questions clés sur le logiciel 1- One

        Le reporting, comment ça fonctionne avec 1-One ?

        Avec 1-One, le reporting est complet.

        Le DUER ou DUERP, qui répond aux obligations légales de l’employeur, n’est pas le seul document généré à la demande : le logiciel permet également d’éditer des fiches de poste, des fiches de prévention ou encore des fiches individuelles d’exposition (FIE), restituant de manière précise les risques liés à l’activité, au poste ou au lieu de travail. L’ensemble des informations nécessaires à la prévention est ainsi structuré, restitué et exploitable directement depuis la plateforme.

         Les EVRP peuvent-elles être classées ou analysées par genre ?

        Oui, c’est possible, le classement des EVRP par genre constitue un besoin réglementaire et organisationnel, notamment pour prendre en compte les différences d’exposition, de contraintes et de risques entre femmes et hommes. 1-One facilite cette approche en permettant de filtrer, analyser et restituer les risques selon le genre lorsque cela est pertinent.

        Le logiciel aide-t-il à identifier les salariés exposés à des agents chimiques dangereux ?

        Oui, cette fonctionnalité est intégrée.


        1-One inclut un référentiel de produits, mélanges et substances chimiques, c’est-à-dire l’ensemble des agents chimiques dangereux (ACD). Il permet d’identifier les unités de travail et les postes de travail qui utilisent ces produits chimiques, ainsi que les salariés exposés, de gérer et centraliser les FDS (fiches de données de sécurité) et d’éditer des documents utiles tels que les FDS simplifiées ou les étiquettes.

        Il existe deux possibilités pour qualifier les ACD dans le cadre de la prévention avec le logiciel 1-One :

              • L’évaluation des produits chimiques eux-mêmes, avec une matrice de cotation dédiée.

              • L’évaluation du risque chimique par unité de travail ou poste de travail, en identifiant les produits chimiques utilisés, avec une matrice de cotation dédiée de type INRS.

        Le logiciel permet également d’identifier les lieux de stockage des produits chimiques.

        Ces fonctionnalités améliorent le classement des produits chimiques, leur identification, l’évaluation des risques chimiques et la traçabilité des expositions restituées par les FIE et le DUERP.

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